Thèse en cours

Risques nutritionnels, toxicologiques et microbiologiques liés aux régimes modérément végétalisés chez les adultes en France

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Auteur / Autrice : Pauline Mombert
Direction : Jean-françois Huneau, Jeanne-Marie Membré
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Inscription en doctorat le 01/01/2022
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Agriculture, alimentation, biologie, environnement, santé (Paris ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire (PNCA)
Référent : AgroParisTech (France ; 2007-....)
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Biosphera (2020-....)

Résumé

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Les régimes alimentaires actuels ne sont ni sains, ni durables. Contenant des quantités insuffisantes d'aliments d'origine végétale à favoriser et trop importantes de viande rouge et transformée, ils sont associés à des risques accrus de nombreuses maladies non-transmissibles. De plus, du fait du rôle prépondérant qu'y joue l'élevage, le système agricole lié à ces régimes participe à la dégradation de notre environnement et au changement climatique. Végétaliser les régimes apparaît donc comme un levier pour réduire leur impact environnemental tout en améliorant la santé humaine. Dans ce contexte, on observe depuis quelques années une tendance à la végétalisation modérée des régimes, sans véritable augmentation des régimes d'exclusion comme le végétarisme ou le végétalisme. Alors que les risques nutritionnels liés aux régimes végétariens et végétaliens sont bien caractérisés, ceux liés aux régimes modérément végétalisés plus largement adoptés ont été moins étudiés. Par ailleurs, peu de travaux se sont attachés à évaluer les risques sanitaires – chimiques et microbiologiques – liés à la végétalisation des régimes. L'objectif de cette thèse était donc d'évaluer les risques et bénéfices pour la santé associés à une végétalisation modérée des régimes. À partir des données de consommation de l'étude INCA3, nous avons identifié une sous-population d'adultes adoptant des régimes plus végétalisés que le reste de la population française et avons évalué leurs risques nutritionnels et toxicologiques. Nos résultats suggèrent qu'une végétalisation, même modérée, du régime alimentaire apporte des bénéfices à long terme sur la santé, sans augmentation majeure des risques de carence. Elle serait également associée à une exposition accrue aux pesticides, aux mycotoxines et à certains éléments trace métalliques, mais à une moindre exposition aux dioxines, PCB et additifs alimentaires. Nous avons également modélisé et évalué les risques microbiologiques associés à la contamination de plats végétariens à base de céréales ou légumineuses par <i>Bacillus cereus<i>, risques qui pourraient augmenter avec la tendance à la végétalisation et l'évolution des pratiques alimentaires, comme le batch cooking. L'ensemble de ces travaux et des perspectives qui en découlent permettra de mieux évaluer les risques et bénéfices associés à une végétalisation modérée des régimes telle qu'adoptée actuellement par une partie de la population française et de dépeindre un tableau prospectif de la transition vers des régimes végétalisés.