Mieux transformer les fruits en arboriculture : un levier pour favoriser la biodiversité cultivée ?
| Auteur / Autrice : | Justine Giroud-argoud |
| Direction : | Isabelle Souchon, Mireille Navarrete |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences agronomiques |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Avignon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Agrosciences et Sciences |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : SQPOV - Sécurité et Qualité des Produits d'Origine Végétale |
Mots clés
Résumé
Favoriser une plus grande diversité cultivée est un des principes de l'agroécologie pour une agriculture s'inscrivant dans des systèmes alimentaires plus durables. Toutefois, les transformations alimentaires sont souvent identifiées comme un verrou sociotechnique pour le développement de pratiques agro-écologiques. Les volumes de production, la standardisation des matières premières et la logistique d'approvisionnement d'ateliers de tailles croissantes favorisent des pratiques agricoles peu résilientes (monocultures, faible diversité génétique, ateliers de transformation hyperspécialisés et peu agiles). Partant de ce constat, cette thèse pluridisciplinaire a pour objectif d'identifier les conditions favorables et les innovations nécessaires pour permettre aux exploitations agricoles et aux ateliers de transformation de favoriser la biodiversité cultivée en arboriculture. La filière de l'arboriculture a été choisie pour plusieurs raisons : côté agricole, c'est une des productions les plus consommatrice de pesticides, et la diversification (intra- ou inter-spécifique) est un levier majeur pour limiter les bioagresseurs ; côté transformation, l'arboriculture doit faire face à la fois à des pertes de matières premières importantes et à des coûts énergétiques pour la conservation des fruits (liés en particulier à l'usage du froid) qui fragilisent la filière. La démarche choisie pour répondre à l'objectif de la thèse s'appuie sur des approches interdisciplinaires entre agronomie, sciences des aliments et mathématiques, et implique des démarches de recherche participatives et multi-acteurs, tout comme le développement d'outil mathématique pour aider à la gestion de la biodiversité cultivée pour les acteurs de la transformation en interaction avec ceux de la production. Le travail est organisé en trois grandes étapes. : - La première visera à identifier les contraintes et les besoins des différents acteurs (producteurs, transformateurs) pour favoriser la biodiversité cultivée. - La deuxième étape s'attachera à développer un outil mathématique qui permettra de proposer les différents assemblages de variétés permettant d'atteindre un produit transformé cible, tout en intégrant les contraintes de terrain pour la production agricole comme pour les transformations. - Enfin, la dernière étape, consistera en un atelier de conception innovante qui, sur la base des connaissances acquises et de l'outil d'assemblage de variétés, permettra de construire des scénarios pour des futurs désirables pour l'ensemble des acteurs (producteurs et transformateurs) et favorisant la biodiversité cultivée.