Les noms bases dans le lexique de l'arabe
| Auteur / Autrice : | Yanis Merabet |
| Direction : | Bruno Paoli |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Linguistique, littérature et civilisation arabes |
| Date : | Inscription en doctorat le 21/01/2021 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | 3LA - Lettres, Langues, Linguistique et Arts |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CIHAM - Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans Médiévaux |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Depuis une vingtaine d'années, de nombreux chercheurs et étudiants travaillent sur une organisation du lexique arabe et d'une manière générale des langues sémitiques. La question centrale qu'ont soulevée ces chercheurs à savoir le « bilitéralisme (construction à 2 consonnes) » dans la langue arabe se heurte parfois à un refus d'acceptation. Ce questionnement a donné aux recherches un élan considérable qui a permis par la suite de pouvoir organiser le lexique de l'arabe en plusieurs composantes. Ce débat n'enlève rien au fait que la théorie des matrices et des étymons est soutenue par de nombreux chercheurs et se repose actuellement sur de solides bases qui amènent de plus en plus de chercheurs et étudiants en linguistique (arabe) à s'y intéresser. Avec comme base ces travaux, et en conjonction avec les développements de la linguistique contemporaine, l'ouvrage de Georges Bohas « les composantes du lexique de l'arabe » a su donner un nouvel élan à cette problématique, tout en lui accordant une force plus importante et moins discutable que les précédentes. La théorie des matrices et étymons comme nous l'explique si bien Jean-Patrick Guillaume (coll. Orbis / Supplementa, tome 8) dans son article « Bohas Georges, Matrices, Étymons, Racines : éléments d'une théorie lexicologique du vocabulaire arabe » ; « Le modèle théorique qu'il met en uvre présente tout à la fois un degré́ d'abstraction plus élevé que les tentatives précédentes, et un pouvoir explicatif plus large, en cela qu'il permet de rendre compte, sur la base de principes identiques, d'un nombre important de faits considérés jusqu'à présent comme indépendants les uns des autres. » (Page 1). Cette théorie vient aujourd'hui se confronter à principalement deux autres théories, à savoir l'organisation actuelle du lexique de l'arabe (qui se heurte dans son organisation à des difficultés telles que la base commune de certains termes ou encore l'homonymie et l'énantiosémie en arabe), ainsi que l'arbitraire du signe chez Saussure (où l'on entend par signe qu'il n'a pas de sens et a une fonction purement oppositive).