Thèse soutenue

Développement d'approche thérapeutique par édition génomique pour les pathologies liées à RyR1 : de l'étude in vitro à l'application in vivo

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Auteur / Autrice : Margaux Melka
Direction : Isabelle MartyJohn Rendu
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie cellulaire
Date : Soutenance le 30/09/2025
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale chimie et science du vivant
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Grenoble Institut des Neurosciences - [GIN] Grenoble Institut des Neurosciences
Jury : Président / Présidente : Walid Rachidi
Examinateurs / Examinatrices : Bruno Allard
Rapporteurs / Rapporteuses : Caroline Le Guiner, Emiliano Ricci

Mots clés

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Résumé

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Le récepteur à la Ryanodine de type 1 (RyR1) est un canal calcique essentiel à la contraction du muscle squelettique. Des mutations dans le gène RYR1 sont responsables de maladies rares appelées « myopathies liées à RYR1 », qui se traduisent par une faiblesse musculaire chez les individus atteints. À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif pour ces pathologies. L’un des principaux obstacles au développement de thérapies géniques pour les myopathies liées à RYR1 réside dans le nombre élevé et la large répartition des mutations au sein du gène RYR1. De plus, la thérapie de remplacement génique n’est pas envisageable en raison de la taille importante de ce gène.Afin de surmonter ces difficultés, nous avons développé une approche thérapeutique polyvalente visant à restaurer la fonction de RyR1, indépendamment de la mutation spécifique du patient. Notre stratégie repose sur la délétion ciblée de l’allèle pathogène à l’aide de la technologie CRISPR-Cas9. Nous avons démontré l’efficacité de cette approche dans des myoblastes immortalisés dérivés d’un patient porteur d’une mutation dominante de RYR1. L’étape suivante consiste à appliquer cette méthodologie à un modèle murin.Pour cette preuve de concept in vivo, nous avons optimisé à la fois la méthode d’administration et l’efficacité des ARN guides (gRNAs). Dans un premier temps, nous avons étudié la meilleure voie d’administration permettant un haut niveau de transduction du tissu musculaire, avec une spécificité optimale. Nous avons utilisé un vecteur AAV à tropisme musculaire élevé, appelé MyoAAV, exprimant GFP comme gène rapporteur. Ensuite, nous avons effectué un criblage in vitro de différentes paires de gRNAs ciblant l’allèle pathogène, et sélectionné les candidats les plus efficaces pour l’édition génique in vivo. Ce projet ouvre la voie à l’application d’une nouvelle stratégie d’édition génomique pour le traitement des myopathies liées à RYR1.