Thèse en cours

Améliorer les ressources de patients atteints de maladie chronique en ciblant les croyances liées aux traitements, les besoins psychologiques fondamentaux, et les compétences de pleine conscience.

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 17/12/2024. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Stephanie Dvorsak
Direction : Elisabeth SpitzEstelle Fall
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Psychologie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 17/12/2024
Etablissement(s) : Université de Lorraine
Ecole(s) doctorale(s) : SLTC - SOCIETES, LANGAGES, TEMPS, CONNAISSANCES
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : INSPIIRE_ INterdisciplinarité en Santé Publique Interventions et Instruments de mesure complexes – Région Est
Jury : Président / Présidente : Marie Izaute
Examinateurs / Examinatrices : Elisabeth Spitz, Aurélie Gauchet, Estelle Fall, Philip Böhme
Rapporteurs / Rapporteuses : Aurélie Gauchet, Marie Izaute

Résumé

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Introduction : Les maladies rhumatologiques, classées 3ème en termes d’incapacités (Cross, Smith, Hoy et al., 2014), connaissent un retentissement majeur en santé. Les rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC) en font partie. Les patients qui en sont atteints sont sujets à des douleurs récurrentes de type fibromyalgie et des comorbidités anxio-dépressives. Avec une symptomatologie très différente, le diabète connaît également un fort retentissement sociétal : 7ème cause de mortalité selon l’OMS en 2003, possibles apparitions de complications graves et émergence d’émotions négatives, de troubles anxieux et dépressifs. Les RIC autant que le diabète nécessitent pour les patients, de mettre en place de nouveaux comportements et de les maintenir dans la durée. Dans leur prise en charge, des recommandations leur sont faites par rapport au traitement, mais aussi à leur mode de vie. Il peut être difficile pour eux d’y adhérer. Une prise en charge psychologique basée sur la pleine conscience peut favoriser chez eux, le développement d’émotions positives, de stratégies d’adaptation et de capacités d’acceptation, ainsi que la satisfaction de besoins psychologiques fondamentaux à leur équilibre. L’objectif de cette thèse est d’identifier des leviers d’action parmi les compétences de pleine conscience, la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux et les croyances liées aux traitements, afin de proposer aux professionnels qui les accompagnent, des façons d’optimiser leur prise en charge. Méthode : La première partie de la thèse a consisté à adapter dans le contexte de la maladie chronique, une échelle de mesure de la satisfaction et frustration des besoins psychologiques issus du modèle de l’autodétermination. (Chen et al., 2015). L’outil de 24 items évalués par une échelle de Likert à 5 points a été testé sur 2 échantillons de sujets recrutés en ligne : un groupe de patients atteints de RIC (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, ou rhumatisme psoriasique) et un groupe de patients diabétiques. Les propriétés psychométriques de l’échelle ont été testées par des analyses quantitatives fondées sur deux théories : la théorie classique du test, et la théorie basée sur le modèle de la réponse à l’item. L’échelle validée a ensuite été utilisée avec d’autres variables d’intérêt comme les compétences de pleine conscience, les croyances liées aux traitements et les affects anxiodépressifs, dans des analyses de régressions linéaires multiples, afin d’identifier leur impact sur la satisfaction de vie, la qualité de vie et de l’adhésion, pour pouvoir proposer des interventions basées sur les leviers identifiés. Résultats : l’échelle adaptée au contexte de la maladie chronique est un instrument fiable et valide, qui peut servir tant dans la recherche que dans la pratique clinique. Elle comporte 8 dimensions, et distingue deux populations en relations avec les patients : leurs proches et les professionnels de santé. La satisfaction de vie peut être améliorée en soutenant l’autonomie des patients, et en prenant en considération les affects dépressifs des patients. La qualité de vie peut être améliorée par la satisfaction du besoin de compétence, en réduisant les affects dépressifs, et la frustration des besoins d’autonomie et de compétence. Les affects anxieux ont un impact ambivalent sur la qualité de vie, améliorant sa dimension physique et altérant sa dimension mentale. L’adhésion au traitement peut être améliorée grâce aux compétences de pleine conscience, aux croyances liées aux traitements et en réduisant la frustration liée aux relations avec les proches. Conclusion : développer les compétences de pleine conscience, soutenir l’autonomie des patients, et lever les obstacles liés aux représentations sur les traitements confortent l’intérêt à porter aux approches intégratives pour améliorer la prise en charge globale des patients.