Thèse soutenue

Étude sur la communication kinesthésique lors d'interactions Humain-Humain et Humain-Robot

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Auteur / Autrice : Ousmane Ndiaye
Direction : Ludovic Saint-Bauzel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Automatique et robotique
Date : Soutenance le 14/01/2026
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences mécaniques, acoustique, électronique et robotique de Paris (2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des systèmes intelligents et de robotique (Paris ; 2009-....)
Jury : Président / Présidente : Ghilès Mostafaoui
Examinateurs / Examinatrices : Guillaume Morel
Rapporteurs / Rapporteuses : Céline Coutrix, Gérard Poisson
DOI : 10.70675/81b0cd66z7546z4b6dzb23bzea1033ce3c9d

Mots clés

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Résumé

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De nombreuses tâches physiques requièrent la collaboration de plusieurs individus. Dans divers contextes de la vie quotidienne il a été observé que lors de tâches de co-manipulation les échanges sensori-moteurs suffisent à assurer la coordination entre les acteurs, suggérant une transmission de messages à travers ces échanges physiques. Cependant, les mécanismes précis de transmission et d'interprétation de ces messages demeurent mal compris. Leur étude nécessite le recours à des métriques adaptées et à des dispositifs mécatroniques spécifiques permettant la modélisation numérique de l'interaction. Ce travail aborde l'analyse de ces mécanismes sous plusieurs angles. Nous présentons la conception du SEMAPHORO-2D, un dispositif haptique à deux degrés de liberté actionnés, capable de reproduire des scénarios d'interaction Humain-Humain et Humain-Robot. Sa structure mécatronique, inspirée de l'anatomie du poignet, permet au bien la mesure des efforts échangés et l'établissement d'un lien de téléopération bilatéral rigide entre partenaires, que l'interaction avec des agents virtuels simulés. Nous présentons également les étapes de développent d'un modèle d'agent virtuel fondé sur des principes du contrôle moteur humain. Nos premiers résultats indiquent que ce modèle parvient à dissimuler sa nature artificielle lors d'un test de Turing, traduisant sa capacité à générer une interaction kinesthésique réaliste avec des agents humains. Enfin, nous étudions la fiabilité du sens d'agentivité comme métrique dans l'étude de la communication kinesthésique, celui-ci étant défini comme la perception qu'a un individu d'être à l'origine de ses propres actions et de leurs conséquences sur l'environnement. Les résultats de quatre campagnes expérimentales confirment la pertinence de cette métrique et mettent en évidence le rôle clé des forces d'interaction dans la perception des échanges. Nous montrons notamment que lorsqu'un agent virtuel applique un effort léger et constant sur son partenaire, sa capacité à produire un comportement réaliste s'en trouve augmenté.