Thèse soutenue

Méthode collaborative décentralisée pour la localisation et la mise à jour de cartes avec étude d’intégrité

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Auteur / Autrice : Maxime Escourrou
Direction : Joelle Al HagePhilippe Bonnifait
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Automatique et Robotique : Unité de recherche Heudyasic (UMR-7253)
Date : Soutenance le 20/12/2023
Etablissement(s) : Compiègne
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences pour l'ingénieur (Compiègne)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Heuristique et Diagnostic des Systèmes Complexes [Compiègne] / Heudiasyc
DOI : 10.70675/d775b5bfz5f28z4da6za837z89f2d028cdeb

Résumé

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La capacité pour un robot de se localiser est un élément central en robotique mobile. Dans des environnements dans lesquels un système de positionnement satellitaire de type GNSS est indisponible ou avec des performances dégradées, les robots peuvent s’appuyer sur des caractéristiques cartographiques stables et géoréférencées détectées par des capteurs embarqués. Les caractéristiques considérées dans cette thèse sont obtenues à partir des façades des bâtiments et sont observées à l’aide de capteurs lidar 3D. Pour cela, une méthode d’extraction d’observation des nuages de points lidar est proposée. Cette méthode permet d’obtenir les poses correspondant aux milieux des façades, pour servir d’observation pour l’estimation d’état. Des cartes très précises et détaillées n’étant pas toujours accessibles, nous nous intéressons ici à l’utilisation de cartes participatives ouvertes pour la localisation des robots. Dans ce contexte, nous nous attachons à proposer une méthode pour améliorer la localisation et la mise à jour des cartes en profitant de l’échange entre des robots communicants selon une architecture de collaboration et de fusion décentralisée qui permet aux robots de conserver un certain niveau d’autonomie. Nous traitons en particulier le cas de la collaboration indirecte, où les robots ne s’observent pas directement, mais collaborent via l’observation d’amers en commun. Ceci assure une augmentation de la portée de collaboration. La méthode se base sur l’utilisation du filtre de Schmidt-Kalman qui est bien adapté pour la gestion des corrélations entre les robots tout en limitant les communications. La fusion des états estimés par les robots lors des phases de collaboration est réalisée avec une moyenne de Kullback-Leibler pour maintenir une bonne consistance. Afin d’assurer l’intégrité de l’estimation d’état, l’approche met en œuvre une étape de détection et d’isolation des défauts. Grâce à la collaboration, les défauts de la carte peuvent être détectés, ce qui n’est pas possible lorsqu’ils sont observés séparément en navigation isolée. La méthode est testée en simulation et sur des données réelles utilisant trois véhicules expérimentaux. Les résultats montrent l’intérêt de la collaboration pour améliorer la localisation des véhicules, l’estimation de la carte et la détection des défauts tout en maintenant un niveau élevé de consistance.