Thèse soutenue

Être, se penser et se dire « au régime », une affaire de femmes et non d’hommes ? : Étude des représentations impliquées dans la description et la nomination des pratiques de contrôle alimentaire

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Auteur / Autrice : Mathilde Lavrilloux
Direction : Elisabeth GuillouEstelle Masson
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 05/01/2021
Etablissement(s) : Brest
Ecole(s) doctorale(s) : Éducation, Cognition, Langages, Interactions, Santé (ECLIS) (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Psychologie : Cognition, Comportement, Communication (Rennes)
Jury : Président / Présidente : Nikos Kalampalikis
Examinateurs / Examinatrices : Elisabeth Guillou, Estelle Masson, Nikos Kalampalikis, Lionel Dany, Isabel Urdapiletta
Rapporteurs / Rapporteuses : Lionel Dany, Isabel Urdapiletta

Mots clés

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Résumé

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Cette recherche traite des représentations sociales et des pratiques déclarées relatives au régime. Elle a pour but, de comprendre ce qui détermine le fait que les femmes soient toujours plus nombreuses que les hommes à déclarer en faire. Elle s’appuie sur différentes études. Les premières, l’une qualitative (n=8) et l’autre graphique (n=25), s’intéressent aux représentations du régime et visent à saisir l’objet « régime » sans induction des catégories de sexe. La seconde étude, quantitative (n=337), vise à saisir les représentations sociales du régime et celles associées aux personnes qui suivent un régime. La troisième étude, qualitative (n=34) et la quatrième, quantitative (n=650) s’intéressent simultanément aux représentations et aux pratiques déclarées en matière de régime. Les résultats mettent en évidence des variations dans la nomination des pratiques de contrôle alimentaire. Il apparaît que les femmes et les hommes partagent un quasi-même signifié du mot «régime» et attribuent la pratique qui s’y réfère aux femmes et que, nommer ou au contraire refuser d’employer le terme « régime » pour décrire ses pratiques de contrôle alimentaire, dépend du genre de l’individu. Cet acte, reflet de représentations spécifiques, s’apparente à un acte identitaire permettant la sauvegarde d’une identité sociale positive et l’affirmation d’une appartenance à un groupe. Nous pouvons alors penser que moins que de réelles divergences entre les pratiques alimentaires des femmes et celles des hommes, les différences de nomination observées s’expliqueraient davantage par la façon dont les individus se représentent leur pratique en lien avec leur identité et les normes sexuées en vigueur.