Effet de la forme des aliments sucrés sur la prise de poids, le comportement alimentaire et les circuits neuronaux régulant la prise alimentaire
| Auteur / Autrice : | Marion Soto |
| Direction : | Daniel Tomé |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Nutrition et Santé |
| Date : | Soutenance le 08/10/2014 |
| Etablissement(s) : | Paris, AgroParisTech |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Agriculture, Alimentation, Biologie, Environnement, Santé (Paris ; 2000-2015) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire (PNCA) |
| Jury : | Président / Présidente : Jan Pieter Konsman |
| Examinateurs / Examinatrices : Daniel Tomé, Kees De Graaf, Gilles Fromentin | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Susanne La Fleur, Tony Goldstone | |
| DOI : | 10.70675/6a881e05zfa2cz4535z8693zf3bc2106b020 |
Résumé
L’objectif de cette thèse est de déterminer l’impact des boissons sucrées sur la prise alimentaire, la prise de poids, et les mécanismes neuronaux impliqués dans la satiété et les voies de la récompense. Nous avons d’abord étudié les effets à long terme de la consommation d’eau sucrée (12,6%, concentration similaire à celle de sodas) sur ces paramètres chez la souris. Un accès continu à de l’eau sucrée induit une prise de poids chez des souris nourries avec un régime contrôle ou un régime riche en gras. Un accès bref (2h) et intermittent à de l’eau sucrée induit une prise de poids dans le cas d’un régime riche en gras et riche en gras et en sucre, mais pas dans le cas d’un régime contrôle, et est accompagné de la modulation de neuropeptides/récepteurs dans l’hypothalamus et dans le noyau accumbens. Des résultats similaires ont été trouvés dans le cas de l’ingestion de solutions de fructose et de maltodextrine, mais pas de sucralose. Nous avons ensuite montré que ces effets étaient plus prononcés chez les souris prédisposées à l’obésité, et étaient partiellement réversibles. Enfin, une étude chez l’homme a montré, par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, que la consommation d’aliments sucrés sous forme liquide (jus de pomme) engendrait une diminution de la satiété par rapport à la consommation isoénergétique de cet aliment sous forme solide (quartiers de pomme), et conduisait à des réponses neuronales différentes dans les régions limbiques (NAcc et cortex orbitofrontal) et homéostatiques (hypothalamus) qui sous-tendent la prise alimentaire.