L'épistémologie génétique de Jean Piaget et la philosophie des sciences
| Auteur / Autrice : | Nao Hasuzawa |
| Direction : | Frédéric Fruteau de laclos |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Philosophie |
| Date : | Inscription en doctorat le 11/10/2011 |
| Etablissement(s) : | Paris 12 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Cultures et Sociétés |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LIS - Lettres Idées Savoirs |
Mots clés
Résumé
Sur quoi la validité des connaissances scientifiques repose-t-elle ? Au premier abord, la validité de la méthode des sciences naturelles semble indiscutable. Or, aussitôt qu'on tente de fonder théoriquement cette méthode, on se perd vite dans de nombreux problèmes philosophiques. Au cours du XXe siècle, la philosophie des sciences se voit renvoyer au problème de Kant selon lequel la connaissance n'est pas une reproduction du monde mais elle est dépendante de certains cadres inhérents au sujet, cette fois sous une nouvelle forme : les conditions transcendantales de la connaissance sont aujourd'hui supposées changeant dans les sociétés à travers l'histoire. Si ces conditions ne sont pas préétablies mais ouvertes au changement historique, est-ce que c'est le sujet humain qui le crée et le recrée ? Est-il vraiment possible que le sujet, dont la connaissance est restreinte par un cadre, transforme ce cadre même ? Dans cette thèse, nous aimerions faire la lumière sur l'épistémologie génétique de Piaget en matière d'évolution des connaissances, pour la rapprocher de la philosophie des sciences d'aujourd'hui. Tandis que la recherche psychologique de Piaget est une étude empirique portant sur le développement de l'enfant, son épistémologie est une auto-réflexion du sujet sur sa propre formation qui renvoie les résultats de la première à « nous » qui connaissons. Piaget tente de conceptualiser un mouvement qu'il trouve dans cet objet concret mouvement par lequel la structure épistémique interne constitue un tout pour surpasser ensuite ses propres limites. Le constructivisme présenté dans son épistémologie génétique nous semble avoir le potentiel de compléter l'explication du changement des connaissances qui fait défaut à la théorie de la connaissance d'aujourd'hui.