Du support à la surface, du livre traditionnel au livre numérique

par Jonathan Maslag

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Isabelle Klock-Fontanille.

Thèses en préparation à Limoges , dans le cadre de École doctorale Cognition, comportements, langage(s) (Poitiers ; 2009-2018) , en partenariat avec Centre de recherches sémiotiques (laboratoire) depuis le 07-12-2009 .


  • Résumé

    Ces vingt dernières années ont été le théâtre d'un véritable bouleversement dans notre façon d'appréhender la communication. de la fin des années 90 avec la popularisation et la démocratisation d'internet à l'émergence du web dit 2.0 et de son modèle participatif, nous assistons à travers l'investissement massif de ce réseau par les utilisateurs à la naissance de nouvelles pratiques, usages et surtout à l'apparition de nouveaux enjeux. le développement technologique qui accompagne cette « révolution » avec l'apparition d'objets communicants, de nouveaux supports de stockage et de lecture de données tend à démontrer qu'internet n'est plus simplement considéré comme un média mais bien comme un élément, une brique nécessaire et impliquée dans la constitution du monde qui nous entoure. il suffit de voir comment la simple diffusion de la musique sur ce support a permis de remettre en question non seulement sa consommation mais aussi le modèle économique et social de son industrie. son influence est telle que les mutations qu'il suscite sont d'ores et déjà perceptibles jusque dans notre façon d'envisager la lecture et l'écriture. a l'instar de la musique, les autres médias traditionnels subissent également ce changement, ainsi la vidéo devient flux au même titre que l'information, les journaux se consultent en ligne, les émissions radiophoniques deviennent podcasts et les web tv's se multiplient. ce virage opéré ne semble pourtant pas se répercuter avec la même intensité sur le livre. si nous nous attardons à la déclinaison numérique du livre, il est possible d'observer que des formes électroniques ont été développées dès le début des années 70 (avec notamment le prototype dynabook d'alan kay), et ce parallèlement à la constitution de bibliothèques virtuelles telles que le projet gutenberg. ces premières tentatives permettront la mise en œuvre de ce que l'on pourrait dénommer la première « vague » des tablettes de lecture. si celle-ci se solde par un échec, elles n'ont dés lors cessé de se développer, que ce soit par l'utilisation des cdroms, la mise en place d'expériences littéraires en ligne, d'objets composites mi-livres mi-multimédias et ce jusqu'au renouveau des tablettes de lecture avec en particulier l'apparition du kindle d'amazon qui propose pour la première fois dans l'histoire du livre numérique un modèle à catalogue conséquent et modèle économique inédit. tout ces efforts n'ont cependant pas permis l'émergence d'un modèle fort, largement identifiable et spécifique à ce que devrait ou pourrait être le livre dans sa forme numérique. pourtant, le livre sous sa forme traditionnelle à continuer à se développer tant dans son aspect que dans l'organisation de son contenu. bien qu'une grande majorité des ouvrages publiés soit de type « classique » : livres noirs, beaux livres etc., le développement de la mini édition couplé à la souplesse de la mise en production grâce à l'apparition du numérique a favorisé la publication d'ouvrages inédits, remettant en cause la conception séquentielle du livre, préférant le statut d'objet iconique à celui de simple support. cette thèse s'intéresse donc précisément à la transition s'opèrant entre le livre traditionnel et son homologue numérique, entre la perception de ce support et sa définition en tant que nouvelle surface inscriptible.


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