Approche sémio-communicationnelle des médiations IAG dans l’écrit académique en sciences humaines et sociales : traces et valeur documentaire
| Auteur / Autrice : | Sarra Gadiri |
| Direction : | Caroline Courbieres |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences de l'information et de la communication |
| Date : | Inscription en doctorat le 05/10/2026 |
| Etablissement(s) : | Université de Toulouse (EPE ; 2025-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire d'Etudes et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales |
Mots clés
Résumé
Les intelligences artificielles génératives (IAG) s’intègrent rapidement à diverses pratiques académiques. Elles peuvent intervenir dans la recherche documentaire, l’idéation, la structuration du raisonnement, la rédaction, la reformulation ou la révision des textes. Ces médiations ne se cantonnent plus aux interfaces conversationnelles et s’intègrent aux infrastructures numériques ordinaires du travail académique : moteurs de recherche, outils documentaires, logiciels de traitement de texte, messageries, espaces de travail numériques ou systèmes d’exploitation. Dans l’évaluation universitaire, elles interrogent ainsi de plus en plus les frontières entre assistance et autonomie, mais aussi les notions d’auctorialité, de responsabilité, d’intégrité et de transparence. Dans le cas de l’écrit académique évalué sur le temps long, cette évolution soulève une difficulté particulière. Le mémoire universitaire est retenu comme terrain de cette recherche. Il est à la fois évalué comme un produit final et sert à apprécier un travail intellectuel que l’évaluateur n’a pas directement observé. Face à l’intégration des IAG dans ce processus de production, les institutions cherchent à rendre certains usages visibles, notamment à travers des inscriptions susceptibles d’être constituées en documents communicables et interprétables. Se pose alors la question de ce qui est institutionnalisé comme trace, de ce que les dispositifs rendent visible ou accessible, de ce qui est effectivement constitué comme trace et des limites de cette traçabilité. Ancrée en sciences de l’information et de la communication, cette recherche adopte une approche sémio-communicationnelle de ces médiations. Elle interroge les relations entre prescriptions institutionnelles, inscriptions possibles dans les dispositifs et interprétation dans le cadre de l’évaluation. L’objectif est d’examiner ce qui peut faire trace des médiations avec les IAG et la manière dont ces traces sont interprétées. Il s’agit ensuite d’analyser comment cela peut reconfigurer la valeur documentaire de l’écrit académique évalué, c’est-à-dire sa capacité à rendre compte du travail intellectuel dont il est censé témoigner.