L'autodétermination de la gouvernance environnementale brésilienne à la lumière du règlement anti-déforestation de l'Union européenne
| Auteur / Autrice : | Adriana Abrao |
| Direction : | Mathilde Boutonnet hautereau, Nitish Monebhurrun |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | En droit spécialité Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/08/2025 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille en cotutelle avec Centro Universitário de Brasília - CEUB |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole Doctorale Sciences Juridiques et Politiques |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Droits International, Comparé et Européen |
| Equipe de recherche : CERIC - Centre d'Etudes et de Recherches Internationales et Communautaires |
Mots clés
Résumé
Cette recherche doctorale examine les impacts juridiques et institutionnels du Règlement européen sur la déforestation (EUDR) sur la souveraineté réglementaire du Brésil et son droit à l'autodétermination. L'EUDR conditionne l'accès au marché européen à la preuve que certaines matières premières ne proviennent pas de zones déboisées, ce qui affecte directement des pays exportateurs majeurs comme le Brésil. Bien que ce règlement constitue un mécanisme positif de contrôle environnemental, il agit également comme une forme de régulation extraterritoriale en projetant les normes environnementales de l'Union européenne sur des pays tiers. L'étude explore si l'EUDR fonctionne comme une barrière non tarifaire au commerce et si elle est compatible avec les accords commerciaux multilatéraux et les principes constitutionnels brésiliens, tels que la souveraineté, le développement durable, la libre entreprise et la protection de l'environnement. Elle examine également dans quelle mesure le règlement remet en question l'autonomie du Brésil dans la définition de ses politiques environnementales et de développement. Du point de vue institutionnel, la recherche évalue la capacité du Brésil à se conformer à l'EUDR, en se concentrant sur les politiques publiques liées à la traçabilité, à la transparence foncière et à la coordination fédérative. L'absence de réponse institutionnelle adéquate pourrait entraîner l'exclusion des producteurs brésiliens du marché européen, avec des conséquences importantes sur l'emploi, les revenus et les communautés traditionnelles. L'hypothèse centrale est que l'EUDR impose des conditions environnementales externes qui mettent à l'épreuve les cadres juridiques et institutionnels brésiliens, agissant comme une barrière commerciale de facto. Les hypothèses secondaires suggèrent que, bien que le règlement ne viole pas nécessairement le droit international, il exerce une pression sur le droit à l'autodétermination et peut également générer des externalités positives en favorisant la modernisation de la gouvernance environnementale.