Atténuer la pollution par les microplastiques provenant des procédés de raffinage du pétrole brut : en vue d'améliorer la santé environnementale durable pour la santé aquatique et humaine
| Auteur / Autrice : | Mayowa Olubukola Kolawole |
| Direction : | Valérie Forest, Jérémie Pourchez |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Génie des procédés |
| Date : | Inscription en doctorat le 02/01/2025 |
| Etablissement(s) : | Saint-Etienne, EMSE |
| Ecole(s) doctorale(s) : | SIS - Sciences Ingénierie Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : SAINBIOSE - SAnté INgéniérie BIOlogie Saint-Etienne |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
L'omniprésence des microplastiques dans l'environnement conduit inévitablement à une exposition humaine, qui peut se produire par deux voies principales : par l'ingestion d'aliments et d'eau contaminés et par l'inhalation. Cette recherche vise à comprendre et à minimiser les risques sanitaires associés à l'exposition humaine aux microplastiques, plus particulièrement par la voie inhalée. Pour ce faire, des analyses in vitro seront réalisées afin de quantifier l'impact de différents types de microplastiques sur des cellules pulmonaires humaines. Ainsi des cellules épithéliales pulmonaires et des macrophages pulmonaires humains, utilisées seules ou en coculture seront exposées à différents types de microplastiques, utilisés à différentes doses (15, 30, 60 et 120 µg/mL). Après une exposition de 24h, la réponse cellulaire sera évaluée en termes de cytotoxicité, réponse pro-inflammatoire et stress oxydant. Des ajustements par rapport aux tests classiques seront à prévoir dans la mesure où certains microplastiques sont plus légers que d'autres et ont tendance à flotter dans le milieu de culture, empêchant le contact avec les cellules situées au fond des puits de culture. Ces premières expériences en culture submergée nous permettront un rapide screening des effets engendrés in vitro par les microplastiques. Sur la base de ces données, des modèles de complexité croissante seront ensuite utilisés pour reproduire une exposition plus physiologique, par exemple une exposition à l'interface air-liquide grâce au dispositif du Vitrocell. D'autres modèles plus complexes pourront enfin être mis au point et utilisés (organoïdes, organ-on-chip...). Une meilleure évaluation des effets des microplastiques sur l'homme et des mécanismes biologiques sous-jacents permettra une meilleure gestion du risque sanitaire.