Thèse en cours

Contrôle des instabilités de couches cisaillées par actionneur plasma de type DBD

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Auteur / Autrice : Arnaud Stamatakis
Direction : Erwin Gowree
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Dynamique des fluides
Date : Inscription en doctorat le 01/11/2025
Etablissement(s) : Université de Toulouse (EPE ; 2025-...)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mécanique, énergétique, génie civil et procédés
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : ISAE-ONERA EDyF Energétique et Dynamique des Fluides
Equipe de recherche : ISAE/DAEP Département Aérodynamique Energétique Propulsion
établissement délivrant conjointement le doctorat : Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Toulouse ; 2007-....)

Résumé

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Cette thèse s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des performances aérodynamiques des aéronefs, avec deux applications ciblées : les drones de petite taille et l'aviation civile. Les drones de petite taille évoluent à faible vitesse, donc à bas nombre de Reynolds. Dans ces conditions, la couche limite est particulièrement sujette au décollement, dégradant les performances aérodynamiques et acoustiques. Dans le cadre de l'aviation civile, à des nombres de Reynolds plus élevés, la transition laminaire-turbulent survient très rapidement près du bord d'attaque, augmentant la traînée de frottement. Retarder cette transition permettrait de diminuer la consommation de carburant, et donc l'impact environnemental. Dans ces deux contextes, le contrôle actif de l'écoulement par actionneurs plasma type DBD permettent de modifier les instabilités de la couche-limite. A bas Reynolds, des travaux récents ont montré que les instabilités dans les bulbes de décollement sont sensibles à la turbulence extérieure et à des micro-rugosités localisées en amont. L'idée est donc d'étudier la possibilité de contrôler ces instabilités de bulbes de façon active par ajout de turbulence ou en générant des microrugosités virtuelles avec les actionneurs DBD. A plus haut Reynolds, dans les couches-limites attachées, des études ont montré qu'il est possible de contrôler les instabilités de Tollmien-Schlichting, par effet stationnaire, en ajoutant de la quantité de mouvement, ou par effet instationnaire. L'idée est d'exploiter une configuration avec plusieurs actionneurs DBD en série, en optimisant leur consommation énergétique. Le travail de thèse comprendra plusieurs campagnes expérimentales en soufflerie, menées à l'ONERA Toulouse et à l'ISAE/DAE afin de caractériser l'effet des actionneurs DBD sur ces instabilités de couche limite via plusieurs techniques de mesure (anémométrie à fil-chaud, thermographie Infra-Rouge, PIV) mise en œuvre sur des maquettes d'aile ou de plaque plane déjà existantes. Ces résultats expérimentaux seront comparés à des calculs de couche limite et des analyses de stabilité linéaire locale.