Réponses énergétiques aux variations mécaniques de la masse corporelle de la maigreur à l'obésité sévère
| Auteur / Autrice : | Paul Lonjou |
| Direction : | Lore Metz, Yves Boirie |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Activités Physiques Adaptées et Santé |
| Date : | Inscription en doctorat le 09/02/2026 |
| Etablissement(s) : | Université Clermont Auvergne (2021-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des sciences de la vie, santé, agronomie, environnement (Clermont-Ferrand) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Adaptations Métaboliques à l'Exercice en conditions Physiologiques et Pathologiques |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
La littérature scientifique récente relative à la prise en charge de l'obésité comme de la maigreur constitutionnelle appelle à mieux considérer la contribution respective des changements métaboliques et mécaniques induits par les variations de poids, questionnant ainsi plus largement l'hypothèse récemment proposée d'une double régulation homéostatique de l'équilibre énergétique impliquant à la fois des actions dépendantes de la leptine (« leptin-dépendent ») et de la gravité (« garvitostatic ») (Jansson et al., 2023). Alors que la régulation du poids corporel dépendante de la leptine a été décrite et confortée à plusieurs reprises depuis les années cinquante, l'hypothèse gravitostatique est plus récente et suggère que les animaux terrestres utilisent la gravité pour réguler leur poids corporel via des récepteurs et des voies encore non identifiés, à travers des adaptations de la consommation énergétique en relation avec le degré de poids corporel lorsqu'ils travaillent contre la gravité sur terre, et impliquant la détection de ce dernier par les ostéocytes dans les os porteurs, entraînant une régulation par rétroaction du métabolisme énergétique et du poids corporel (Jansson et al., 2023). Selon Jansson et al., la régulation de l'équilibre énergétique pourrait être indépendante de la leptine et plutôt sous le contrôle de ce gravitostat à l'extrémité supérieure du spectre du statut pondéral (Jansson et al., 2023). Dans des études précliniques et cliniques menées auprès de rongeurs et chez l'homme, Jansen et al. et Olhsson et al. ont obtenu de manière intéressante une réduction du poids corporel après quelques semaines de surcharge mécanique (simulant une prise de poids) grâce à des adaptations des apports alimentaires et du métabolisme énergétique (Ohlsson et al., 2020 ; Jansson et al., 2021), ce que nous avons suggéré comme étant particulièrement dû aux adaptations de la masse maigre (Thivel & Boirie, 2020). Cependant, certains résultats préliminaires de notre équipe ont suggéré des adaptations énergétiques post-perte de poids spécifiques dans le cas d'une reprise de poids simulée chez des patients avec obésité, suggérant l'instauration de mécanismes spécifiques favorisant cette reprise de poids et sa conservation (Thivel et al., 2023). En effet, après une perte de poids, le métabolisme énergétique lors de la locomotion a été exploré avec et sans reprise de poids simulée mécaniquement, et il est intéressant de noter que la DE n'est pas revenue aux valeurs d'avant perte de poids, se proposant comme moyen potentiel de préservation du poids repris (Thivel et al., 2023). L'objectif de ce travail de thèse sera i) d'étudier les effets de prises et pertes de poids simulées mécaniquement en aigue sur les adaptations du métabolisme énergétique de patients avec obésité et de personnes concernées par une maigreur constitutionnelle (Etude 1 et 2) et; ii) d'explorer les effet d'une surcharge mécanique chronique (5 semaines) sur la régulation pondérale et du métabolisme énergétique de patients avec obésité (Etude 3).