Thèse en cours

Apprentissage automatique et graphes pour l'étude de l'épilepsie :caractérisation des réseaux épileptogènes dynamiques

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Elias Boulanger
Direction : Pierre BorgnatRomain Quentin
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Physique
Date : Inscription en doctorat le 15/09/2025
Etablissement(s) : Lyon, École normale supérieure
Ecole(s) doctorale(s) : PHAST - Physique et Astrophysique
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LPENSL - Laboratoire de Physique de l'ENS

Résumé

FR  |  
EN

L'épilepsie est une pathologie fréquente qui reste résistante aux traitements médicamenteux chez 30% des patients. Un enjeu majeur est d'identifier la zone épileptogène (ZE) permettant d'envisager sa possible résection chirurgicale, mais aussi plus généralement de caractériser la connectivité spatio-temporelle dans le cerveau des zones impliquées dans l'épilepsie. Dans le cadre du projet ANR SEIZURE, nous développons des méthodes d'apprentissage machine (ML) pour étudier cela à partir de mesures de magnétoencéphalographie (MEG), en s'appuyant aussi sur les approches analogues à partir des signaux de stéréoélectroencéphalographie (SEEG). La SEEG (ou iEEG) est l'enregistrement par des électrodes intra-craniennes de l'activité électrophysiologique locale. La MEG est l'enregistrement de l'activité magnétique associée à cette même activité électrophysiologique. Le projet de thèse est de caractériser l'activité et les événements (oscillations, pics, crises développées) qui se propagent dans les réseaux neuronaux dynamiques, en particulier ceux impliquant la ZE, et ainsi potentiellement de contribuer à la détermination de la ZE. Le point de départ est l'étude des connections fonctionnelles dans le cerveau qui peuvent s'organiser en réseaux épileptiques [1]. Il existe plusieurs approches pour déterminer la ZE [2] et des travaux récents s'appuient sur l'identification d'un réseau de connectivité épileptogène et/ou l'utilisation de machine learning sur des indicateurs construits ou appris, comme dans [3], [4], [5]. C'est ce qui a été fait à partir de données de SEEG et l'enjeu de la thèse est de voir ce qui peut s'adapter aux signaux de MEG qui sont pris eux en surface par une mesure non invasive, et doivent alors passer par une étape de localisation des sources pour avoir la mesure de l'activité dans le cerveau. [1] F. Bartolomei et al. “Defining epileptogenic networks : Contribution of SEEG and signal analysis” In : Epilepsia 58.7 pp. 1131–1147, 2017. [2] M. Zijlmans et al., “Changing concepts in presurgical assessment for epilepsy surgery,” Nature Reviews Neurology, vol. 15, 2019. [3] MAG Matarrese et al., “Spike propagation mapping reveals e!ective connectivity and predicts surgical outcome in epilepsy,” Brain, vol. 146, no. 9, pp. 3898–3912, 04 2023 [4] Wang et al. “Machine learning models trained in a low-dimensional latent space for epileptogenic zone (EZ) localiza- tion”. EUSIPCO 2024 [5] Fang et al. “Epilepsy lesion localization method based on brain function network” Frontiers in Human Neuroscience, 2024