Thèse en cours

Pathogénicité de l'axe IL-23/IL-17 au cours de la spondylarthrite

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Auteur / Autrice : Chiara Bonini
Direction : Simon GlatignyMaxime Breban
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Biologie moléculaire et cellulaire
Date : Inscription en doctorat le 01/01/2026
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Structure et Dynamique des Systèmes Vivants
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Infection et inflammation
Référent : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Mots clés

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Résumé

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La spondylarthrite (SpA) est une maladie inflammatoire chronique, touchant principalement de jeunes adultes et caractérisée par une inflammation du rachis, des articulations périphériques et des enthèses, avec d'éventuelles manifestations extra-articulaires. De nombreuses données montrent que l'axe IL-23/IL-17 joue un rôle central dans sa physiopathologie. Toutefois, l'efficacité contrastée des traitements ciblant IL-23 — efficaces dans les formes périphériques mais pas dans les formes axiales — suggère que toutes les cellules productrices d'IL-17 ne dépendent pas d'IL-23 pour leurs fonctions pathogènes. Ce projet vise à identifier les sous-populations cellulaires productrices d'IL-17 responsables du développement de la SpA, et à déterminer dans quelle mesure elles dépendent du signal IL-23. Pour cela, nous utiliserons deux modèles précliniques basés sur le rat HLA-B27, qui reproduisent respectivement la SpA périphérique (rat SpA-1) et axiale (rat SpA-2). Ces modèles permettront d'analyser de manière fine l'expansion, la localisation tissulaire et les caractéristiques fonctionnelles des cellules IL-17+ au cours de la maladie. L'utilisation d'un modèle innovant de rat rapporteur IL-23R (Il23r-tdTomato) permettra de distinguer précisément les cellules IL-23-dépendantes des cellules IL-23-indépendantes et d'étudier leur distribution dans les tissus lymphoïdes, les enthèses, l'intestin, les articulations et la moelle osseuse. Une analyse transcriptomique en cellule unique (scRNA-seq) sera réalisée pour définir les signatures moléculaires et les programmes fonctionnels propres à chaque population, ainsi que leur clonotypes TCR lorsque pertinent. Ces données permettront d'identifier des voies de signalisation spécifiques impliquées dans la différenciation ou la pathogénicité des cellules IL-17+. Des expériences de transfert cellulaire dans des rats B27 résistants permettront d'évaluer directement la capacité des différents sous-types IL-17+ à induire une inflammation arthritique, et d'établir dans quelle mesure le signal IL-23 est requis pour leur potentiel pathogène. Parallèlement, des analyses seront menées sur des échantillons de patients atteints de SpA périphérique et axiale, afin d'examiner les sources cellulaires d'IL-17, leur dépendance à IL-23 et leur phénotype inflammatoire, permettant ainsi de relier les observations chez l'animal à la physiopathologie humaine. L'objectif final est d'identifier les cellules IL-17+ véritablement pathogènes et les mécanismes qui les régulent, afin de mieux comprendre pourquoi certains traitements ne fonctionnent que dans certains phénotypes de SpA, et d'ouvrir la voie à des approches thérapeutiques plus ciblées. Ce travail pourrait conduire à la découverte de nouveaux biomarqueurs permettant une détection plus précoce de la maladie chez les individus à risque et à la mise au point de traitements plus spécifiques et moins immunosuppresseurs.