Kairophonie : univers sonores comme lectures signifiantes
| Auteur / Autrice : | Philippe Festou |
| Direction : | Franck Renucci |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences de l'information et de la communication |
| Date : | Inscription en doctorat le 05/01/2026 |
| Etablissement(s) : | Toulon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | ED509 Sociétés méditerranéennes et sciences humaines |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : IMSIC EA 4262 |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Dans la discipline des sciences de l’information et de la communication, le sujet de cette thèse entre dans le cadre d’une recherche en création musicale ; celle-ci intègre l’art de l’écoute comme un espace compositionnel globalisant, reliant ainsi émission et réception acoustique : Cette thèse pose le postulat d’une perception auditive humaine capable de s’affranchir d’une source émettrice identifiable : par une écoute consciente, l’être humain est capable d’appréhender l’organisation d’un ensemble de phénomènes sonores, de saisir et de combiner de façon autonome leurs corrélations pour en extraire des signifiants. Plusieurs problématiques s’agrègent autour de l’approche sensitive des espaces acoustiques susceptibles d’ouvrir une voie artistique : ceux-ci nous révèlent-ils intuitivement et objectivement des éléments tangibles d’échanges et de savoirs ? Comment ces discours sont-ils perçus et compris par l’analyse, l’intuition et le corps ? Existe-t-il une symbolique des sons, une sémiologie des sons ? Quelle part l’aléatoire et les synchronicités laissent-ils aux phénomènes acoustiques ? Quel rôle peut jouer le silence dans ces contextes ? Est-il un espace lui-même communicant ? Quels liens entretiennent ces signes perçus dans le quotidien et ceux élaborés par une approche artistique ? Cette recherche ouvre ainsi des voies de compréhension sur les phénomènes sonores pour en adapter et modéliser des langages musicaux multiples. Liée à l’écriture et à la création d’une œuvre orchestrale de type mixte ; le processus de l’écriture vers la transmission aux interprètes suivra ce même cheminement, les impliquant directement dans l’ouverture de ces espaces sensibles, ce parcours créatif devenant ainsi une part entière de la recherche.