L'apprentissage automatique pour identifier les marqueurs de la résistance aux antituberculeux
| Auteur / Autrice : | Noémie Lequerré |
| Direction : | Alexandra Aubry, Nataliya Sokolovska |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Microbiologie et immunologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/01/2026 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Complexité du vivant |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Immunologie et de Maladies Infectieuses |
| Equipe de recherche : Emergence et propagation des multi-résistances aux antibiotiques |
Mots clés
Résumé
La résistance aux antituberculeux est un obstacle majeur dans la lutte contre la tuberculose. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de nouveaux schémas thérapeutiques, tels que BPaLM, à base de bédaquiline (BDQ), de prétomanide (Pa), de linézolide (LNZ) et de moxifloxacine (MXF), pour le traitement des 450 000 cas de tuberculose résistante à la rifampicine ou multirésistante (TB-RR/MDR) survenant chaque année. Malheureusement, les mécanismes de résistance aux nouveaux antituberculeux sont mal connus et l'impact des mutations détectées est largement sous-étudié. Il est donc crucial de surveiller l'émergence de la résistance aux nouveaux antitubercculeux et d'étudier les mécanismes de résistance à ces nouveaux antibiotiques et à leurs alternatives, comme la clofazimine (CFZ) et le délamanide (DLM). Il est également important d'étudier les mécanismes sous-jacents susceptibles de favoriser l'émergence de la résistance, tels que la tolérance et la résilience, et d'identifier les facteurs de risque de résistance chez les patients afin de pouvoir, à terme, définir un traitement personnalisé pour les patients atteints de TB-MDR. Cependant, l'analyse de données cliniques, microbiologiques et génomiques est limitée avec les méthodes classiques ; les approches d'Intelligence Artificielle, telles que les méthodes d'apprentissage automatique (ou Machine Learning), peuvent donc s'avérer utiles. L'objectif de ce projet de thèse est d'étudier et d'identifier les facteurs de risque et les marqueurs moléculaires de résistance aux nouveaux antituberculeux (BDQ, CFZ, DLM, Pa et LNZ) chez Mycobacterium tuberculosis (Mtb) grâce à des méthodes d'apprentissage automatique. Ce projet est un projet interdisciplinaire s'appuyant sur une étroite collaboration entre microbiologistes/médecins et « data scientists » afin d'atteindre notre objectif. Nous exploiterons les données (cliniques, microbiologiques et génomiques) déjà disponibles au Centre National de Référence des mycobactéries et pour lesquelles des autorisations éthiques ont déjà été obtenues (projet GENO-MDR et cohorte de patients atteints de TB-MDR, CONTOL-TB). Nous ajouterons également les données sur les souches de TB-MDR qui seront collectées de manière prospective et compléterons les données manquantes des patients/souches inclus dans la cohorte CONTROL-TB (en particulier WGS et CMIs). Ce projet de thèse permettra d'approfondir nos connaissances sur la résistance aux nouveaux antituberculeux en identifiant les facteurs de risque et en décryptant les gènes et mutations associés. Il contribuera ainsi à améliorer le diagnostic de la résistance aux nouveaux antituberculeux et permettra un traitement personnalisé des patients atteints de TB-MDR.