Éco-acaricides optimisé par IA : Nouvelles cibles & sélectivité renforcée pour protéger la Biodiversité
| Auteur / Autrice : | Louis Closson |
| Direction : | Alain Chavanieu |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie Santé |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : IBMM - Institut des Biomolécules Max Mousseron |
| Equipe de recherche : F17. Pharmacologie de la transmission synaptique & Neuroprotection |
Mots clés
Résumé
Les ectoparasitoses, maladies induites par des parasites comme les tiques ou les acariens, sont traitées avec succès avec des insecticides neurotoxiques. Mais leur surutilisation a entraîné la sélection de populations résistantes dans la plupart des classes de parasites et participe à la dégradation de la biodiversité. Les ectoparasitoses posent désormais des défis croissants en matière de prise en charge et de respect de la biodiversité. Tant dans l'industrie agrochimique que dans la santé humaine et animale, la recherche de nouvelles cibles moléculaires d'acaricides est prioritaire. Ce projet, qui vise in fine à identifier des acaricides suffisamment sélectifs pour préserver les autres arthropodes et vertébrés, sera centré sur l'interaction parasitaire abeille/Varroa. Le Varroa, dont le contrôle est de plus en plus problématique pour les apiculteurs, est considéré comme l'un des principaux responsables de l'augmentation alarmante de la mortalité des colonies d'abeilles. Notre projet consiste à : Valider une classe de récepteurs/canaux comme cibles moléculaires encore inexploitées d'acaricides. Développer de nouveaux modulateurs de ces récepteurs/canaux, optimisés comme ectoparasiticides respectueux de l'environnement. Ces modulateurs seront des biomolécules peptidiques, rationalisées à l'aide des nouvelles approches de biologie structurale prédictive et de Sciences des peptides, et dérivant, soit de toxines d'araignées ou de fourmis sélectionnées pour leurs effets sur les nouvelles cibles identifiées, soit synthétisées de novo. Ce projet, à l'interface de la neurobiologie, de la chimie et de la bioinformatique, mettra en uvre des techniques de comportement, d'électrophysiologie, de transcriptomique et intégrera surtout les outils prédictifs basés sur l'intelligence artificielle qui révolutionnent actuellement la biologie structurale et la recherche thérapeutique.