L'accès à l'emploi pour les classes populaires au prisme des transformations urbaines et sociales de la petite couronne parisienne
| Auteur / Autrice : | Enora Quéveau |
| Direction : | Serge Weber |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Géographie |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Gustave Eiffel |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Cultures et Sociétés |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Analyse Comparée des Pouvoirs |
Mots clés
Résumé
À partir des années 1960, les processus de désindustrialisation progressive et de tertiarisation de l'économie affaiblissent la fonction industrielle de l'ancienne « banlieue rouge ». Cependant, la restructuration de l'emploi n'a pas fait disparaître les classes laborieuses, dont les reconfigurations ont largement été saisies par la sociologie des « classes populaires ». À partir d'une étude centrée sur les communes de Pantin et Ivry-sur-Seine, deux espaces franciliens emblématiques de l'ancienne « banlieue rouge », mais également des enjeux que comporte leur intégration à la métropole du Grand Paris, cette thèse propose une analyse des transformations urbaines et sociales de la petite couronne parisienne depuis leurs effets sur les conditions d'emploi et les trajectoires professionnelles des habitant·es issu·es des fractions précarisées des classes populaires. L'objectif est de croiser l'analyse des effets du processus de métropolisation sur la structure de l'emploi et des marchés du travail, avec celle des trajectoires professionnelles des habitant·es de classes populaires et leurs évolutions. En s'appuyant sur un dispositif de recherche dit qualitatif, l'enquête vise ainsi à appréhender la métropolisation « par le bas », c'est-à-dire depuis la perspective des classes populaires qui en subissent directement les effets, notamment celles confrontées à la précarité et à la privation d'emploi. En considérant l'espace comme une dimension des rapports sociaux et de la configuration des classes sociales (Backouche et al., 2016 ), il s'agit d'étudier les systèmes de ressources et de contraintes qui caractérisent les modalités de l'inscription dans l'espace local et favorisent ou entravent l'accès à l'emploi. Elle vise également à interroger les effets des politiques publiques relatives à l'emploi sur le maintien ou le départ des classes populaires de ces communes, pour analyser les trajectoires professionnelles des habitant·es issu·es des classes populaires à l'aune des dynamiques de transformations urbaines et sociales qui façonnent la métropole parisienne.