LES TRADUCTIONS FRANÇAISES DE THE TURN OF THE SCREW DE HENRY JAMES : UNE ETUDE DIACHRONIQUE.
| Auteur / Autrice : | Marie Hamel |
| Direction : | Ronald Jenn |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Lille (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Etudes en Civilisations, Langues et Lettres Etrangeres |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Bon nombre des contributions scientifiques consacrées à l'uvre de Henry James se sont assez rapidement concentrées sur le « style Jamesien », dont on a immédiatement noté la singularité, et plus particulièrement sur son utilisation extensive de l'hypotaxe. Partant du postulat qu'une telle syntaxe est d'autant plus pertinente dans un roman tel que The Turn of the Screw, dont une grande part de la richesse réside dans l'utilisation de l'ambiguïté mise au service du fantastique, cette étude se propose de se concentrer sur les traductions de cette uvre en particulier. A travers une étude comparative des six traductions françaises parues entre 1929 et 2011, ce projet de thèse entend se concentrer sur la façon dont la syntaxe singulière utilisée par l'auteur dans son roman a été transposée vers le français. Dans une perspective diachronique, ce travail aspire à explorer le champ de recherche constitué par les traductions et retraductions successives et à comparer, zone signifiante par zone signifiante, la manière dont chacun des traducteurs a choisi de respecter, réorganiser ou adapter la syntaxe Jamesienne. Il s'agira de déterminer si ces choix relèvent d'approches globales propres à chaque époque, de stratégies individuelles (skopos) ou si le texte lui-même a, dans une certaine mesure, imposé ses solutions. Ce projet, au carrefour de la traductologie, la linguistique et la littérature, en cataloguant méthodiquement la diversité des constructions syntaxiques du texte source et de ses traductions, doit permettre d'offrir une nouvelle lecture des dynamiques syntaxiques et stylistiques à l'uvre dans ce que les traducteurs ont tous intitulé le Tour d'écrou. Excluant toute hiérarchisation des traductions, cette étude vise à proposer une grille critique outillant mieux l'étude des rapports entre fond et forme, en interrogeant la capacité des méthodes linguistiques et traductologiques à rendre compte d'une écriture littéraire qui s'affranchit des normes et tendances générales. Nous souhaitons ici avancer que les traductions du Tour d'écrou peuvent nous apporter un tout nouvel éclairage sur l'écriture de cette uvre déjà maintes fois étudiée, mais aussi contribuer à enrichir les théories traductologiques relatives au passage de l'anglais au français, dans une perspective qui ne saurait dissocier littérature et linguistique.