La responsabilité de la société et de ses dirigeants
| Auteur / Autrice : | Paula Kaplan De Freitas |
| Direction : | Caroline Coupet |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 31/08/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit privé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de recherche en droit des affaires de Paris (IRDA de Paris |
Mots clés
Résumé
Personne morale dotée d'une autonomie juridique, la société n'agit toutefois qu'à travers ses représentants. Lorsqu'elle cause un dommage à autrui, le fait dommageable doit-il être imputé à la société ou à ses dirigeants ? Le tiers lésé peut-il agir indifféremment contre l'une ou l'autre ? En cas de condamnation de la société, peut-elle se retourner contre ses dirigeants et, le cas échéant, comment la charge finale de la dette se répartit-elle ? Répondre à ces interrogations suppose de trouver un équilibre délicat entre liberté de gestion et responsabilisation des dirigeants, initiative économique et protection des tiers. En France, le régime applicable, issu de dispositions éparses et souvent lacunaires, a été largement façonné par la jurisprudence. Celle-ci a contribué à préciser les devoirs des dirigeants, de même qu'à élaborer la notion de « faute détachable », condition de leur responsabilité personnelle à l'égard des tiers. Ces solutions demeurent toutefois insuffisantes pour établir les contours précis d'un régime de responsabilité. Ces fragilités classiques sont aujourd'hui ravivées par l'essor de la responsabilité sociale et environnementale, qui tend à faire de la responsabilité civile un instrument de régulation et de prévention, au-delà de la seule réparation. L'étude se propose d'apprécier l'état du droit français, à l'aune de ses fondements classiques ainsi que des enjeux actuels de gouvernance et de durabilité. Dans un contexte international marqué par la concurrence normative, la recherche reposera sur une approche de droit comparé qui permettra de mieux identifier les spécificités françaises, de les confronter aux modèles étrangers et d'envisager, lorsque cela s'y prête, des perspectives d'évolution.