L'héritage colonial du droit international
| Auteur / Autrice : | Aurore Sailhac |
| Direction : | Thibaut Fleury graff |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche de l'Institut des Hautes Etudes Internationales |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Ce projet de thèse propose d'examiner les traces du colonialisme dans le droit international, tant dans sa dimension positive (les normes et institutions du droit international positif) que dans sa dimension doctrinale (écoles de pensée, conceptualisation du droit international, etc.). Il s'agira d'interroger la manière dont les structures et représentations issues du fait colonial continuent, ou non, de façonner le droit international actuel. De nombreux concepts structurants du l'ordre international classique ont été élaborés en lien étroit avec les entreprises coloniales, servant à légitimer la domination et l'expansion des puissances coloniales. Dans ce contexte, la démarche de ce projet de thèse consiste à interroger ce qu'il reste aujourd'hui de cet héritage colonial en droit international. Ce projet entend ainsi proposer une lecture actualisée de la manière dont le droit international demeure, ou non, façonné par cet héritage. Il s'agira d'évaluer si cet héritage persiste au sein des normes juridiques, de la production normative et des représentations contemporaines du droit international positif. L'analyse s'articulera autour de deux volets : l'étude du droit positif (contenu, institutions, pratiques) et celle de la doctrine (écoles de pensée, approches critiques, positivistes, etc.). En croisant ces dimensions, le projet cherchera à identifier les éventuelles continuités, ruptures ou transformations du droit international à l'égard de son passé colonial.