Thèse en cours

La multiplication des mesures nationales unilatérales chinoises pour réglementer le commerce, les investissements et la taxation (titre provisoire)

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Auteur / Autrice : Theodora-Maria David
Direction : Catharine Titi
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Droit Public
Date : Inscription en doctorat le 06/10/2025
Etablissement(s) : Université Paris-Panthéon-Assas
Ecole(s) doctorale(s) : Droit public interne, science administrative et science politique - Georges Vedel
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'études et de recherches de science administrative

Résumé

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La Chine est actuellement la deuxième puissance économique mondiale, mais elle est encore considérée comme un pays en développement selon certains indicateurs, ainsi qu'idéologiquement. Ce contraste, ainsi que l'hostilité dans ses relations avec les États dits « de l'ouest » plongent la gouvernance mondiale dans une situation inédite. Le contexte incertain se reflète dans le droit international économique. Ce dernier se compose de trois branches : le commerce, les investissements et la taxation. Le droit du commerce international est centralisé sous l'égide d'une institution multilatérale : l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais l'OMC, accusée de pousser le multilatéralisme trop loin, connaît une crise paralysante sans précédent. Le droit international des investissements et le droit fiscal international, domaines majoritairement bilatéraux, font l'objet de vives critiques également. Ainsi, il semblerait que la dichotomie bilatéralisme-multilatéralisme est aujourd'hui dépassée, ce qui favorise la multiplication des actes unilatéraux. Les mesures nationales unilatérales chinoises réglementant le commerce, les investissements et la taxation sont de deux sortes : il s'agit soit de mesures nouvelles en réponse à des problématiques nouvelles, soit de modèles déjà existants, remaniés pour atteindre de nouveaux objectifs. Un exemple de notion nouvelle qui figure parmi les priorités chinoises est la sécurité nationale. Cette dernière est une exception prévue par le droit de l'OMC : elle permet aux États de prendre des mesures unilatérales pour entraver le commerce international dans l'objectif de protéger les intérêts essentiels de leur sécurité. Cependant, cette notion demeure assez vague, donc les États bénéficient d'une marge de manœuvre importante pour décider ce qui en relève et ce qui n'en relève pas. Un exemple de modèle déjà existant porte sur les zones économiques spéciales. Il s'agit d'espaces géographiquement délimités sur le territoire d'un État, administrés par un seul organe et proposant certains avantages aux sociétés qui s'établissent physiquement dans la zone. Ce mécanisme existe depuis plusieurs siècles et leur nombre continue d'augmenter exponentiellement. Les zones économiques spéciales chinoises constituent un échantillon sur lequel l'État teste des réformes économiques et sociales avant de les implémenter sur l'intégralité de son territoire.