Les ''trusts de données'' comme mécanisme juridique pour des communs numériques durables au-delà des données ouvertes
| Auteur / Autrice : | Ramya Chandrasekhar |
| Direction : | Thomas Perroud, Mélanie Dulong de rosnay |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit Public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit public interne, science administrative et science politique - Georges Vedel |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'études et de recherches de science administrative |
Mots clés
Résumé
Il ne fait aucun doute que les données ouvertes servent l'intérêt public. Les données ouvertes sont des ensembles de données et des contenus créatifs qui peuvent être partagés et réutilisés sans restriction techniques ou juridiques. Cependant, leur utilisation est souvent sans durabilité - les réutilisateurs ne donnent que peu de valeur en retour pour le maintien de la resource ou l'soutien des communautés productrices de données. Dans mon projet de recherche doctorale, j'étudierai et proposerai des « data trust » comme un voiture juridico-institutionnel pour opérationnaliser les « data commons », afin de permettre le partage et la réutilisation des données numériques tout en garantissant la durabilité des ressources. Dans la première partie de ma thèse, j'analyserai les réglementations légaux pour la publication d'ensembles de données, tels que les données gouvernementales ouvertes et les « legal hacks » (licences libres/ouvertes pour les contenus et ensembles de données créatifs) des données ouvertes. En m'appuyant sur les études de marchandisation par le droit, j'analyserai comment ces réglementations légaux et ces « legal hacks » construisent les données ouvertes comme une marchandise, et comment cela se rapporte aux problèmes actuels de durabilité des données ouvertes. Je démontrerai la nécessité de revitaliser le concept de données ouvertes, en évoluant vers une notion plus large de réutilisation des données et en encadrant cette réutilisation par le biais de « data commons » (un sous-ensemble de biens communs numériques). Dans la deuxième partie, je passerai en revue la littérature sur la gouvernance des données qui identifie les « data commons » à la fois comme un cadre conceptuel et une structure institutionnelle privilégiée pour le partage et la réutilisation des données, échappant au contrôle exclusif de l'État ou des acteurs du marché. Dans la troisième et dernière partie de ma thèse, je proposerai le « data trust » comme mécanisme juridique permettant l'opérationnalisation de concept « data commons ». Je m'inspirerai du concept anglo-saxon de fiducies publiques. Je me concentreraisur deux études de cas : la réutilisation des données de santé et la création d'ensembles de données linguistiques lisibles par machine.