Des interactions symbiotiques dans les récifs coralliens à l'inspection des éoliennes en mer : génération et optimisation de trajectoires bio-inspirées pour des véhicules sous-marins autonomes
| Auteur / Autrice : | Gabriel Ouaknine-Beaulieu |
| Direction : | Karen Godary-dejean |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | SYAM - Systèmes Automatiques et Micro-Électroniques |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Information, Structures, Systèmes |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Informatique, de Robotique et de Micro-électronique de Montpellier |
| Equipe de recherche : Département Robotique |
Mots clés
Résumé
Les changements climatiques drastiques affectant la planète suscitent un intérêt particulier de la part de la communauté scientifique. Pour tenter de limiter ces effets, les experts ont proposé le développement d'énergies renouvelables, plus respectueuses du climat que les énergies fossiles. Parmi elles se distinguent l'éolien en mer. Pour garantir leur bon fonctionnement à long terme, les éoliennes nécessitent inspection et maintenance régulières, généralement réalisées par des robots sous-marins téléopérés (ROVs) ou autonomes (AUVs). L'objectif des activités d'inspection est de détecter les défauts, les dégradations des structures, en vue de mettre en uvre des actions préventives ou correctives. Bien que de nombreux travaux de recherche soient rapportés dans la littérature scientifique sur ce sujet, un aspect fondamental lié à la réussite de ces missions est la planification d'une trajectoire pour le robot, assurant que ce dernier accomplisse efficacement son inspection. Dans ce contexte, l'objectif de cette thèse est de développer des algorithmes pour la planification de trajectoires, ainsi que des lois de commande, qui garantissent la faisabilité de l'inspection. Pour ce faire, ces algorithmes doivent prendre en compte les perturbations environnementales (courant, vagues ) et les contraintes inhérentes à la structure (géométrie, présence de lignes de mouillage ). Ce projet considérera les étapes suivantes, constitutives d'une mission d'inspection : 1) Le chemin initial du point de départ (navire) à la structure (éolienne). 2) L'approche optimale et sûre de la structure. 3) Les manuvres (dynamiques ou stationnaires) nécessaires à l'inspection. 4) Planification de l'itinéraire optimal de retour. 5) L'optimisation de la trajectoire d'approche du robot pour faciliter sa récupération par le navire. Les exigences en matière de trajectoire et de comportement sont différentes pour chaque étape de la mission. Afin de les couvrir efficacement, la solution proposée s'inspirera du comportement observé dans l'interaction symbiotique entre les requins, les rémoras et les larves que l'on trouve dans les récifs coralliens. Par exemple, le requin, après avoir détecté le sang d'un poisson blessé, planifie sa trajectoire en fonction de cette trace et, une fois proche de sa proie, il exécute une trajectoire d'encerclement jusqu'à ce qu'il juge opportun d'attaquer. Au cours de ce processus, le rémora voyage ancré au corps du requin, tout en se nourrissant des bactéries de la peau du requin et en bénéficiant d'un transport 'gratuit'. Avant de s'ancrer sur le corps du requin, le rémora doit l'identifier et adapter son approche en fonction du comportement du squale. Nous nous inspirerons de cette stratégie d'approche pour générer des trajectoires optimales d'approche de l'éolienne ou du bateau. Pendant la phase d'inspection, les trajectoires s'inspireront du processus de chasse aux bancs de petits poissons par les requins. Ce processus consiste à effectuer des trajectoires d'encerclement des poissons afin de faciliter la capture du plus grand nombre. De même, la manière dont les rémoras sont attachés au corps du requin sera prise en compte pour créer des stratégies d'inspection nécessitant une position fixe. Pour revenir au point de départ, les poissons de récifs et leurs larves tirent profit des conditions environnementales pour minimiser leur dépense énergétique. Ce comportement sera source d'inspiration pour le retour du robot à son point de départ. Pour éviter les obstacles, différentes approches seront utilisées, car les rémoras et les larves effectuent ce type d'action en fonction des prédateurs ou de l'évolution des conditions environnementales. Alors que les comportements isolés de ces espèces ont servi d'inspiration pour générer des algorithmes d'optimisation, une telle synergie n'a pas été utilisée pour la génération de trajectoires optimales de robots sous-marins.