Quels systèmes agro-écologiques de production/transformation des céréales / légumineuses en filière locale pour un futur durable ? Recherche participative dans le bassin de Montpellier
| Auteur / Autrice : | Léopold Duong-van-huyen |
| Direction : | Claire Bourlieu, Yuna Chiffoleau |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | APAB-Biochimie et Physico-chimie des Bioproduits et Aliments, Nutrition |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : IATE - Ingénierie des Agropolymères et Technologies Emergentes |
| Equipe de recherche : Graines et coproduits : caractérisation, transformation et valeur d'usage - Grain(e)s |
Mots clés
Résumé
Les systèmes agricoles méditerranéens font face à des défis majeurs liés au changement climatique, à la crise de la viticulture et à une dépendance à des grandes cultures de céréales peu résilientes. Peu diversifiés, ces systèmes sont vulnérables aux sécheresses et à l'érosion de la biodiversité cultivée. Les légumineuses, malgré leur potentiel agronomique et nutritionnel, restent marginales à cause de rendements variables, de freins agronomiques et d'un manque de valorisation économique et culinaire. La diversification des cultures, via l'introduction d'espèces adaptées (pois chiche, sorgho, caroube ), de cultures associées ou via l'agroforesterie, permettrait de rendre les systèmes plus résilients et durables. Toutefois, pour permettre le développement de filières de production de céréales et légumineuses plus durable en méditerranée, la transformation de ces graines demeure un enjeu central. Sur le plan de la transformation, les légumineuses rencontrent de nombreux verrous : techniques (temps de cuisson, antinutritionnels), culturels (perte des savoir-faire), économiques (manque d'outils de transformation adaptés). Des projets comme INNOFOODAFRICA ou DIVINFOOD ont montré l'intérêt d'utiliser des fractions intermédiaires (farines, semoules, sons) issues de procédés simples, pour créer des aliments de base (pains, pâtes, couscous), mais ces approches nécessitent encore des recherches complémentaires. Ce projet de thèse vise à dresser un panorama des innovations locales en production et transformation de céréales/légumineuses adaptées au changement climatique, et à étudier les conditions de transformation en profondeur (rupture ou optimisation de l'existant) à travers 2 à 3 cas d'étude. L'objectif est de contribuer à l'émergence de filières locales durables sur le bassin de Montpellier, économiquement viables et adaptées aux besoins des producteurs, transformateurs et consommateurs d'ici 2050. Le projet, structuré en cinq étapes sur trois ans, commencera par une revue des pratiques innovantes (rotations, cultures associées, agroforesterie), puis mobilisera des groupes de travail autour de deux axes : innovations de rupture et accompagnement des tendances. Des cas d'étude seront approfondis à travers des tests technologiques sur certaines graines d'intérêt pour le projet (analyse biochimique, essais culinaires, dégustations). Enfin, une synthèse des résultats permettra de formuler des recommandations opérationnelles. Des partenariats locaux (FABLIM, Montpellier Métropole, BIOCIVAM Aude) et européens (projet ATLAS SUDOE) enrichiront la recherche, favorisant une dynamique transdisciplinaire intégrant agronomie, sociologie économique et science des aliments.