Effet d'un accompagnement basé sur la Médiation Robotique pour des résidents en EHPAD sur les atteintes secondaires de la Maladie d'Alzheimer Projet Rob'Zheimer
| Auteur / Autrice : | Quentin Gaie |
| Direction : | Sophie Sakka |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Psychologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | CY Cergy Paris Université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Education, Didactique, Cognition |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Groupe de recherche sur le handicap, l'accessibilité, et les pratiques éducatives et scolaires |
Mots clés
Résumé
La maladie d'Alzheimer (MA), forme la plus fréquente de démence neurodégénérative, entraîne un déclin progressif des fonctions cognitives ; mémoire, attention, langage, fonctions exécutives auquel s'ajoutent des altérations secondaires telles que l'apathie, la dépression, l'anxiété, l'irritabilité, les troubles du comportement ou encore les perturbations de la conscience de soi. L'ensemble de ces atteintes compromet profondément les activités de la vie quotidienne, rendant nécessaire une prise en charge globale et pluridimensionnelle, comme le préconisent les recommandations de santé actuelles. En institution, les ateliers de médiation thérapeutique constituent une modalité d'intervention pertinente : mobilisant des supports artistiques, sensoriels ou technologiques, ils visent à offrir des espaces d'expression adaptés aux capacités préservées et aux préférences individuelles, tout en renforçant l'estime de soi, le sentiment d'utilité sociale et la continuité identitaire. Dans ce contexte, la médiation robotique a progressivement intégré les dispositifs non médicamenteux, principalement à travers l'usage de robots compagnons (Paro, Nao). Ces approches, reposant sur un modèle interactionnel passif, positionnent néanmoins l'usager dans une posture réceptive, limitant son implication active et risquant de renforcer des représentations infantilisantes ou stigmatisantes de la personne âgée. Pour dépasser ces limites, le programme Rob'Autisme (2014), destiné à des adolescents avec TSA, a introduit un paradigme de médiation robotique active, plaçant le participant au centre de l'interaction thérapeutique. C'est dans cette continuité qu'a émergé, en 2017, le proof of concept Rob'Zheimer, visant à en tester la transposabilité auprès de résidents Alzheimer en EHPAD. Ce projet repose sur une médiation où le robot devient un support d'expression et d'action du patient plutôt qu'un simple agent de compagnie. Les participants sont impliqués dans des activités de programmation simplifiée du robot, favorisant leur engagement volontaire et la réactivation d'un rôle actif dans la thérapie. L'intervention comprend vingt séances hebdomadaires d'une heure, alternant programmation robotique et préparation d'un spectacle, conclues par une restitution publique. L'évaluation s'appuie sur des outils standardisés (MMSE, AES, QoL-AD, HADS), complétés par des mesures comportementales (vidéos, eye-tracking) et qualitatives (PROMs). L'objectif est d'évaluer les effets de cette médiation robotique active sur les altérations secondaires de la MA, notamment l'apathie, l'anxiété et la qualité de vie. Enfin, la robustesse et la transposabilité de ce paradigme seront testées dans différents contextes institutionnels afin d'en évaluer la pertinence clinique et scientifique, indépendamment de leurs spécificités organisationnelles.