Contribution des PMT à l'Exposome aquatique : Diagnostic et traitement de la ressource en eau destinée à la consommation humaine
| Auteur / Autrice : | Martin Gabard |
| Direction : | Stephan Brosillon, Elena Gomez, Catherine Faur |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | APAB-Sciences de l'Eau |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : IEM - Institut Européen des Membranes |
Résumé
Cette thèse porte sur l'étude des polluants émergents qualifiés de PMT persistants, mobiles et toxiques dans les ressources en eau destinées à la consommation humaine. Ces micropolluants, récemment classés comme « extrêmement préoccupants » par l'Union européenne dans le cadre de la réglementation REACH, soulèvent des inquiétudes croissantes quant à leur présence dans les ressources hydriques et leurs effets potentiels sur la santé humaine à travers l'exposome aquatique. L'objectif principal de cette recherche doctorale est de contribuer à une meilleure compréhension du devenir et du traitement des PMT au sein des systèmes de production d'eau potable. Elle s'inscrit dans le projet EXPO-PMT, coordonné par l'Institut ExposUM (Université de Montpellier), et bénéficie d'un financement sur quatre ans dans le cadre des programmes France 2030 PIA4 et FEDER. Le travail est structuré en trois volets principaux. Le premier consiste en une phase de diagnostic : une revue critique de la littérature et une analyse ciblée et non ciblée par spectrométrie de masse haute résolution permettront d'identifier les PMT présents dans les ressources d'eau brutes (sources du Lez, canal BRL) ainsi que dans les différentes étapes de traitement des unités de production (Arago et Valédeau). Cette première étape vise à cartographier la présence des PMT et à identifier les étapes critiques où leur élimination est insuffisante. Le deuxième volet portera sur l'évaluation des traitements de finition utilisés pour réduire la charge en PMT dans les eaux traitées. Une attention particulière sera portée aux procédés d'adsorption sur charbon actif (AC) avec sélection et caractérisation de deux CAs optimaux et à l'ozonation de l'eau clarifiée. L'étude sera réalisée en conditions contrôlées à l'échelle laboratoire (colonnes dynamiques), afin de quantifier les performances d'abattement, d'étudier les cinétiques de dégradation, de suivre la formation de sous-produits, et d'identifier les voies réactionnelles impliquées. Le couplage O₃ + AC sera également évalué pour ses effets synergiques. Enfin, le troisième volet visera à établir une analyse technico-économique des procédés testés, en lien avec les travaux menés dans le cadre des autres thèses du Nexus EXPO-PMT. L'ensemble de ces résultats permettra d'émettre des recommandations sur les traitements les plus efficaces et les plus viables économiquement pour la réduction des PMT dans l'eau potable. Cette thèse s'inscrit dans une approche transdisciplinaire, intégrant chimie analytique, génie des procédés, toxicologie environnementale et gestion des services d'eau, en collaboration avec cinq unités de recherche de l'Université de Montpellier (IEM, HSM, G-EAU, ITAP, LBE). Elle vise à renforcer les capacités de diagnostic et d'adaptation des filières de traitement d'eau face aux nouveaux enjeux liés aux micropolluants hydrophiles persistants.