Thèse en cours

Compréhension des mécanismes d'action directs et indirects de l'acide 4- phénylbutyrique envers Zymoseptoria tritici, agent de la septoriose du blé

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Auteur / Autrice : Sorélia Verguet
Direction : Anaïs Laleve
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Microbiologie
Date : Inscription en doctorat le 01/10/2025
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : BIOlogie GEstion des Risques en agriculture
Référent : Faculté des sciences d'Orsay

Résumé

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L'acide 4-phénylbutyrique (4-PBA) est un acide organique de faible poids moléculaire qui possède une activité bactériostatique. Son activité antifongique envers douze espèces d'ascomycètes et deux espèces d'oomycètes a été récemment caractérisée et a été brevetée en 2020 par AgroParisTech et INRAE. Dans le contexte d'un besoin croissant de méthodes de biocontrôle, le 4-PBA pourrait représenter une option nouvelle et unique dans la mesure où il montre non seulement un fort potentiel fongicide avec un large spectre d'action, mais aussi une activité suspectée de stimulation des défenses naturelles des plantes. La compréhension des mécanismes moléculaires chez la plante et le champignon, sous-tendant l'efficacité du 4-PBA, constitue à la fois un front de science et un enjeu pour l'utilisation en pratique de ce bio-fongicide. Cette question fait l'objet de la thèse d'A. Le Ruyet (2023-2026) et ses résultats fondateurs permettent d'ores et déjà d'envisager des hypothèses solides quant aux mécanismes moléculaires mis en jeu. Dans cette continuité, le projet de thèse propose des objectifs resserrés permettant de valider ces premiers résultats : (1) Comprendre et valider les mécanismes moléculaires mis en œuvre par le champignon en réponse à l'exposition au 4-PBA et inférer les conséquences pour la durabilité de ce biofongicide ; (2) Comprendre comment le 4-PBA stimule les défenses du blé infecté par Z. tritici. Plus généralement, ce projet répond à l'enjeu de transition agroécologique de l'agriculture en apportant les connaissances scientifiques nécessaires à terme au développement d'une méthode alternative aux pesticides pour protéger les cultures.