Clustering basé sur des forêts aléatoires pour l'analyse non supervisée de données de grande dimension appliqué à l'immunologie
| Auteur / Autrice : | Alice Simon |
| Direction : | Boris Hejblum, Robin Genuer |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Santé publique Option Biostatistiques |
| Date : | Inscription en doctorat le 17/09/2025 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sociétés, Politique, Santé Publique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Bordeaux Population Health Research Center |
| Equipe de recherche : E10 - Statistics in Systems biology and Translational Medicine_SISTM |
Mots clés
Résumé
L'essor des technologies à haut débit en immunologie génère des données complexes et de très grande dimension, difficiles à analyser avec les méthodes classiques de clustering. Cette thèse propose une approche innovante : RFCLUST, une méthode de clustering non supervisée inspirée des forêts aléatoires, adaptée aux données volumineuses, offrant robustesse, explicabilité et bonne capacité de détection de structures complexes sans nécessiter de réduction préalable de dimension. L'objectif principal de cette thèse sera donc de concevoir, implémenter et étudier la méthode RFCLUST, en s'inspirant des principes d'aléa et d'agrégation propres aux forêts aléatoires. Il s'agira également de proposer des mesures d'importance des variables adaptées au cadre non supervisé, afin d'identifier les caractéristiques les plus déterminantes dans la constitution des groupes en vue de renforcer l'interprétabilité des résultats de la méthode. L'hypothèse sous-jacente est que cette approche permettra d'explorer efficacement l'espace des partitions possibles, même dans des contextes de faible signal ou de redondance entre variables, tout en offrant une interprétabilité accrue et ne rencontrant pas de difficulté numérique pour passer à l'échelle. L'application principale analysera des données transcriptomiques issues de la cohorte French-COVID, comprenant 54 individus (patients atteints de la COVID-19 et donneurs sains) et plus de 29 000 gènes mesurés, avec pour objectif d'identifier des sous-groupes immunologiques pertinents et les gènes qui les discriminent.