Thèse en cours

Le notaire et les procédures civiles d'exécution

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Auteur / Autrice : Grégoire Disdier
Direction : Olivier SalatiEmmanuel Putman
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : En droit spécialité Droit privé
Date : Inscription en doctorat le 01/09/2025
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole Doctorale Sciences Juridiques et Politiques
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LDPSC - Laboratoire de droit privé et sciences criminelles

Résumé

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Le premier intérêt de consacrer une thèse de doctorat au point de contact entre le notaire et les procédures civiles d'exécution est le caractère, à ce jour, inédit d'une telle recherche, qui n'a pas encore fait l'objet d'une étude d'ensemble et qui peut même intriguer par sa formulation. En effet, parmi les professions juridiques et judiciaires, celles qui sont concernées au premier chef par les procédures civiles d'exécution sont, outre bien sûr le commissaire de justice et le juge, également l'avocat ; mais on ne songe pas spontanément à y ajouter le notaire. Celui-ci peut pourtant rencontrer, dans sa pratique professionnelle, les procédures civiles d'exécution à plusieurs moments et en diverses qualités. Si l'on suit la chronologie d'une procédure civile d'exécution, on songe bien sûr aux interventions du notaire en amont de celle-ci, lorsqu'il établit le titre exécutoire notarié ou lorsqu'il est sollicité pour fournir des informations potentiellement utiles à une future saisie — soit que le notaire puisse les fournir, soit qu'il se pose la question de son secret professionnel. On songe moins aux étapes suivantes, pendant voire après la procédure civile d'exécution. Par exemple, le notaire ne peut-il pas être celui d'une des parties à la procédure, ou bien être lui-même partie à la procédure ? C'est alors le titre ou la qualité au titre desquels le notaire intervient qui suscite l'intérêt. Pour ne donner que deux exemples : le notaire peut très bien être partie, au sens large, à la procédure civile d'exécution, si l'on prend le cas du tiers saisi. Le notaire, lorsqu'il a cette qualité, est tenu aux obligations légales et réglementaires du tiers saisi, en particulier à l'obligation de déclaration, dont on sait que l'articulation avec les différents secrets est délicate. Si l'on envisage l'hypothèse où le notaire est rédacteur d'acte et/ou donneur de conseil juridique pour l'une des parties à la saisie, outre l'inévitable question de sa responsabilité professionnelle, son rôle de prévention des difficultés du recouvrement — et donc son apport en termes d'ingénierie et de technique contractuelle pour sécuriser le titre exécutoire notarié — ouvre des perspectives en droit des contrats, mais aussi des interrogations sur l'impact des clauses et/ou des montages imaginés par la pratique, lesquels sécurisent, ou au contraire insécurisent, le recouvrement par les procédures civiles d'exécution.