Diagnostic des micropolluants émergents circulant dans les zones de captage des eaux destinées à la consommation humaine et imprégnation des populations.
| Auteur / Autrice : | Valérie Galin |
| Direction : | Mathilde Monperrus |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Chimie environnementale |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Pau |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences Exactes et leurs Applications |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des sciences analytiques et de Physico-chimie pour l'Environnement et les Matériaux |
Mots clés
Résumé
La contamination des ressources en eau par les micropolluants émergents constitue aujourd'hui un enjeu environnemental et sanitaire majeur. Ces substances, issues d'activités domestiques, agricoles, industrielles ou urbaines, sont fréquemment détectées dans les eaux de surface et souterraines destinées à la consommation humaine (EDCH). Les traitements actuels se révèlent souvent insuffisants pour les éliminer efficacement, exposant ainsi les écosystèmes et les populations à des risques encore mal caractérisés. Cette thèse s'inscrit dans le cadre du programme régional NAÏADES PSGAR Eau et associe trois laboratoires (IPREMUPPA, E2limUniversité de Limoges, EBIUniversité de Poitiers). Elle vise à réaliser un diagnostic approfondi des micropolluants émergents présents dans les zones de captage d'eau potable, à étudier leur devenir dans les milieux aquatiques et à évaluer leur contribution à l'exposition des populations locales. Le projet se déploiera en cinq volets : Identification et quantification des micropolluants dans les eaux de surface, eaux usées, eaux brutes et traitées, par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse (GC-MS, LC-MS/MS). Caractérisation des sources de contamination (urbaines, agricoles, industrielles, domestiques) et comparaison de sites d'études. Analyse spatio-temporelle et mécanismes de dispersion, intégrant paramètres hydrologiques, physico-chimiques et géologiques, afin de comprendre les transferts et rétentions de ces substances. Évaluation de l'efficacité des procédés de traitement (stations d'épuration et captages d'eau potable), avec une attention particulière portée à l'ozonation comme solution alternative. Mise en perspective avec l'imprégnation des populations, en lien avec une étude postdoctorale, afin de déterminer la part attribuable à l'eau potable dans l'exposition globale. Les résultats attendus permettront d'identifier les micropolluants les plus préoccupants, de proposer des mesures de gestion et d'adaptation des traitements, et de renforcer les connaissances scientifiques utiles aux politiques publiques de protection de la ressource. Plus largement, cette recherche contribuera à la préservation de la qualité de l'eau potable et à la réduction de l'exposition des populations aux polluants émergents.