Contraindre la structure interne de Mercure via un modèle de rotation avancé
| Auteur / Autrice : | Valentin Etienne |
| Direction : | Gwenaël Boue |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Astronomie et Astrophysique |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2025 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Astronomie et Astrophysique d'Ile de France |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Temps Espace |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
L'objectif principal de cette thèse est de développer un modèle précis du mouvement de rotation de Mercure en s'appuyant sur un formalisme Lagrangien novateur, afin de contraindre la structure interne de la planète. Mercure présente des propriétés uniques, telles que sa résonance spin-orbite 3:2 et l'état d'équilibre de son axe de rotation, connu sous le nom d'état de Cassini. Des mesures récentes acquises depuis le sol ont révélé que l'axe de rotation de Mercure est décalé par rapport au plan des états de Cassini (Margot et al., 2012). Ce résultat a ensuite été confirmé par les mesures issues de la mission spatiale MESSENGER de la NASA (Atark et al., 2015). Le décalage de l'axe de rotation de Mercure pourrait s'expliquer par la précession du périhélie, la déformation due aux forces de marée et la friction noyau-manteau (Baland et al., 2017). Ces missions spatiales et ces particularités dynamiques ont fait de Mercure un sujet de recherche actif au cours des 20 dernières années (par ex. Margot et al., 2007, 2012 ; Rambaux et al., 2007a, 2007b ; Dufey et al., 2008, 2009 ; Correia & Laskar, 2009, 2012 ; Baland et al., 2017 ; Dumberry, 2020 ; MacPherson & Dumberry, 2022). Cependant, les modèles actuels de la dynamique de rotation de Mercure nécessitent d'être comparés à une solution mathématique alternative et robuste. Dans ce contexte, nous proposons de développer un nouveau modèle basé sur une approche Lagrangienne innovante introduite par C. Ragazzo et G. Boué (Ragazzo & Ruiz, 2015, 2017 ; Ragazzo et al., 2022 ; Boué et al., 2017 ; Boué, 2020). Ce formalisme a déjà démontré son efficacité à travers un modèle de rotation élégant appliqué à Titan, révélant par la même occasion une faille dans les études précédentes sur ce corps menées par différentes équipes (Boué et al., 2017). Le modèle développé sera également appliqué à d'autres corps du Système solaire, tels que les lunes glacées des planètes géantes, qui présentent des similitudes avec la structure interne avec de Mercure. Un exemple notable est le satellite galiléen Ganymède, en orbite autour de Jupiter, qui sera exploré par la mission spatiale JUICE à partir de 2030.