Le cadre des négociations avec les groupes armés non-étatiques en période de conflit
| Auteur / Autrice : | Fabien Wullens |
| Direction : | Anne-Laure Chaumette |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 26/08/2025 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Droit et Science Politique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Droit International de Nanterre |
Mots clés
Résumé
En 2024, d'après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), cent-vingt conflits armés sont recensés dans le monde, parmi lesquels soixante États et cent-vingt groupes armés non étatiques (GANE) sont impliqués. Parmi ces conflits armés, le nombre de ceux non internationaux a triplé depuis le début des années 2000. Ainsi, les GANE deviennent des acteurs incontournables. Leurs caractéristiques, tout comme les règles juridiques qui leur sont applicables, sont définies, mais plusieurs zones grises demeurent. La sous-catégorisation des GANE en fonction de leur typologie par une multiplicité d'acteurs, tels que les organisations internationales (OI), les États, les bailleurs de fonds institutionnels, les organisations humanitaires ou encore les acteurs privés, entraîne l'apparition de zones juridiques grises. En effet, ces différents acteurs peuvent avoir recours aux mécanismes juridiques disponibles pour modeler la relation qu'ils souhaitent entretenir avec ces GANE. Or, l'invocation de multiples sources du droit au sein d'un même conflit fait parfois apparaître une confusion entre les acteurs présents humanitaires, militaires, politiques ou diplomatiques et se fait souvent au détriment des populations civiles devant être protégées par le droit international humanitaire (DIH). La multiplicité d'acteurs, de normes juridiques et de leur interprétation a une implication sur le cadre des négociations dans ces conflits. D'une part, les mécanismes de droit peuvent régir la façon dont les négociations se déroulent, notamment concernant ceux qui peuvent y participer et à quel titre (par exemple lorsqu'ils sont invoqués pour faire obstacle à certaines parties, qualifiées notamment de terroristes), d'autre part, les négociations peuvent permettre de préciser et caractériser certaines règles applicables, tant sur la qualification du conflit, d'un acteur ou encore dans la façon dont le DIH est respecté. Ainsi, il convient d'étudier le fait de la négociation avec les GANE en période de conflit, sous le prisme du droit international public.