Optimisations financière et fiscale des revenus miniers dans le secteur extractif –A partir du cas de la République de Guinée
| Auteur / Autrice : | Mamady Diango |
| Direction : | Georges Cavalier, Fabrice Roth |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Inscription en doctorat le 27/08/2025 |
| Etablissement(s) : | Lyon 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de droit (Lyon) |
Mots clés
Résumé
Malgré l’abondance et la diversité des ressources minières de la Guinée, l’essentiel de l’exploitation minière se concentre sur la bauxite dont le pays possède un tiers des réserves mondiales, environ 40 milliards de tonnes avec une production annuelle qui atteint en 2024 plus de 145 millions de tonnes de bauxite. Désormais, la Guinée est le premier pays exportateur de bauxite dans le monde, principale matière première pour l’obtention de l’aluminium. Ce dernier est considéré comme un métal essentiel pour la transition énergétique et le développement des nouvelles technologies à travers le monde. A côté de la bauxite, le pays dispose également une réserve de minerais de fer estimée à environ 20 milliards de tonnes. Son potentiel global en or va au-delà de 10 000 tonnes . Nonobstant cette richesse remarquable en ressources minières le développement du secteur extractif guinéen ne rime pas avec son développement économique. Il ne contribue que 17% dans les recettes de l’Etat, 20% dans le PIB et paradoxalement le secteur occupe plus de 92% des exportation du pays . C’est dans ce contexte de contraste totale entre le développement minier en Guinée et son impact positif limité sur les finances publiques et donc le développement durable du pays que se situe notre sujet portant sur « l’optimisation financière et fiscale des revenus miniers dans le secteur extractif – A partir du cas de la République de Guinée ». Ainsi, quelles interactions existent-elles entre le droit fiscal minier, les pratiques ESG/RSE et la performance des entreprises minières ? constitut la question principale de notre recherche. Cette réflexion s’articulera principalement autour de la relation, fiscalité extractive, régulation minière, finance d’entreprise, pratique ESG et attractivité économique des États africains et particulièrement les pays riches en ressource minière. Ce travail vise d’une part à mettre en lumière les principaux obstacles à la Guinée de mobiliser des revenus miniers à la hauteur de son potentiel d’exploitation afin de palier la « croissance économique invisible », et d’autre part, de préconiser des options quant à optimiser la mobilisation et la sécurisation des recettes minières pour son développement durable. Elle devra par ailleurs, permettre de répondre au défi de comment et pourquoi optimiser les revenus nets des entreprises minières tout en s’intéressant à comment l’état hôte, la Guinée, pourrait maximiser et sécuriser sa part dans les revenus nets générés par les entreprises minières. Et surtout elle mettra en lumière comment l’exploitation des ressources naturelles notamment, minières influencent l’évolution du droit en l’occurrence le droit fiscal. Elle nous permettra également de contextualiser au cas guinéen, les généralités en lien avec la fiscalité et finance minière déjà abordées par d’autres chercheurs.