La résilience et patrimonialité des infrastructures de transports dans le paysage urbain historique : cas du Maroc.
| Auteur / Autrice : | Ghita Abidi |
| Direction : | Patrizia Ingallina |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Aménagement |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université en cotutelle avec Université Internationale de Rabat |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Géographie de Paris |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : MÉDIATIONS Sciences des lieux, sciences des liens |
Mots clés
Résumé
Le projet de thèse porte sur la résilience et la patrimonialité des infrastructures de transport dans le paysage urbain historique au Maroc. Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide, des mutations territoriales et une pression croissante sur la mobilité, les médinas marocaines font face au défi de préserver leur identité historique tout en s'adaptant aux exigences contemporaines. Les infrastructures de transport, rues, avenues, escaliers ou tramways, y jouent un rôle ambivalent : elles assurent la mobilité quotidienne tout en portant une mémoire urbaine souvent sous-estimée. Adoptant une approche intégrée inspirée de la Recommandation de l'UNESCO sur le Paysage Urbain Historique (2011), la recherche propose de considérer les infrastructures non seulement comme des dispositifs techniques, mais également comme des éléments patrimoniaux actifs, porteurs de récits sociaux, d'usages et de continuités historiques. À travers une lecture multi-scalaire, matériaux et détails constructifs (petite échelle), forme infrastructurelle et usages (moyenne échelle), réseaux de mobilité structurant les tissus urbains (grande échelle), il s'agit d'analyser leur rôle dans la fabrique de la mémoire urbaine et leur potentiel pour renforcer la résilience patrimoniale. Le projet s'appuie sur des observations de terrain, des enquêtes qualitatives (entretiens semi-directifs avec habitants, urbanistes, gestionnaires du patrimoine) et une analyse des documents stratégiques et cartographiques. L'objectif est de dépasser une approche muséale du patrimoine pour promouvoir une patrimonialité en usage, capable de maintenir la vitalité des centres historiques marocains tout en accompagnant leurs transformations. Cette recherche entend répondre à plusieurs questions : Comment qualifier la patrimonialité des infrastructures de transport dans les villes historiques marocaines ? Quelles formes de mémoire urbaine véhiculent-elles ? Comment articuler les différentes échelles d'analyse pour penser leur intégration patrimoniale ? En quoi peuvent-elles constituer des leviers pour éviter la muséification des médinas ? En posant les infrastructures comme vecteurs d'équilibre entre mémoire et mutation, cette thèse propose une lecture renouvelée du patrimoine urbain marocain, où la résilience patrimoniale s'inscrit dans une dynamique évolutive, inclusive et durable.