Etude translationnelle des mécanismes physiopathologiques à l'origine de l'atteinte muqueuse du syndrome de Sjögren, et nouvelles pistes thérapeutiques
| Auteur / Autrice : | Lily Bruyere |
| Direction : | Stéphane Paul |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie moléculaire et cellulaire |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Saint-Etienne, Université Jean Monnet (2025-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | SIS - Sciences Ingénierie Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CIRI équipe GIMAP (Pathophysiology and biotherapies of mucosal infections) |
Mots clés
Résumé
Le syndrome de Sjögren (SjS) est la 2ème connectivite la plus fréquente, touchant 0,1-0,3% de la population mondiale. Il existe 30-50% de formes « généralisées » ou systémiques, pouvant être améliorées par des immunosuppresseurs au cas par cas, bien que l'ensemble des essais cliniques soit revenu négatif à ce jour. En revanche, l'atteinte « glandulaire », emblématique de la maladie, se manifestant surtout par un syndrome sec oculaire et buccal, est mal prise en charge, par des mesures symptomatiques peu efficaces, alors qu'elle concerne >90% des patients, avec une tolérance médiocre, une altération de la qualité de vie constante, et parfois des complications sévères. Plusieurs éléments peuvent expliquer cette prise en charge non-satisfaisante, au premier rang desquels : 1) l'apparente bénignité de l'atteinte glandulaire par rapport aux formes systémiques, freinant logiquement l'utilisation de traitements immunosuppresseurs généraux à risque d'effets indésirables 2) la compréhension partielle des mécanismes physiopathologies complexes sous-jacents, associant à différents niveaux, d'un individu à l'autre, des déterminants génétiques et environnementaux. L'objectif de ce sujet de thèse est d'utiliser des échantillons humains (salive, larmes, cellules conjonctivales, glandulaires et immunitaires) de patients SjS, adossés à des données clinico-bio-génétiques, recueillis dans le cadre d'études clinique menées par notre équipe (études I GET DRY, CO-SIGNATURE, SALIVA) ainsi que des modèles murins reconnus du SjS (modèles IL14Tg, souris MRL/lpr, maitrisés et élevés dans notre équipe), pour explorer des pistes physiopathologiques émergentes (anomalies des IgA et/leurs récepteurs, virome, rôle muqueux des vésicules extracellulaires ) afin de sélectionner les thérapeutiques les plus prometteuses pour l'atteinte muqueuse, qui seront évaluées in vivo (souris) et in vitro dans des modèles cellulaires complexes.