L'Humanité comme limite à l'Etat
| Auteur / Autrice : | Eva Neuilly |
| Direction : | Pascale Martin-bidou |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 15/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche de l'Institut des Hautes Etudes Internationales |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
L'Humanité apparaît comme une unité à la fois légale, l'ensemble des êtres humains personnes juridiques, et morale, c'est à dire un idéal, une aspiration, ou une certaine idée de ce que signifie appartenir au genre humain. L'Humanité prise en compte par le droit international public fond ces deux visages, pour former une Humanité donc simultanément légale et morale. Cependant, cette symbiose n'est pas sans conséquences. Ainsi, le droit international public, classiquement centré sur l'État - qui se veut alors à la fois démiurge et objet - tend de plus en plus à s'émanciper du paradigme westphalien pour rejeter sa clé de voûte qu'est la souveraineté au profit de la pierre angulaire de l'Humanité. Cependant ce changement - sursaut, évolution, révélation ? - ne va pas de soi et butte contre la logique du droit international public telle qu'elle s'est développée et la récalcitrance des intérêts étatiques. Venant brider les instincts égoïstes et belliqueux de l'État au nom de considérations se voulant supérieures, et en faisant bon gré mal gré l'instrument de l'évolution d'un droit international au service de l'Humanité, l'introduction grandissante de l'Humanité en droit international public se veut y constituer une limite à l'État. Pourtant, faute de représentant, l'État est, somme toute, le gardien et l'agent de l'Humanité.