Thèse en cours

Les modes d'expression en droit pénal

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Auteur / Autrice : Ariane Leimdorfer
Direction : Agathe Lepage
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Droit privé et sciences criminelles
Date : Inscription en doctorat le 02/10/2022
Etablissement(s) : Université Paris-Panthéon-Assas
Ecole(s) doctorale(s) : Droit privé
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de criminologie de Paris

Mots clés

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Résumé

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Les modes d'expression ne font l'objet d'aucune définition, ni d'aucune systématisation en droit. En droit pénal, les principales recherches sur l'expression se fondent sur le contenu de celle-ci (par exemple une diffamation, une provocation, une apologie, etc.) et non sur son contenant. Pourtant, les différents modes d'expression, linguistiques (la parole orale et son exact l'opposé, le silence, et l'écrit), non-linguistiques (un geste, un comportement...) ainsi que les représentations visuelles, font l'objet de nombreuses applications, en matière de liberté d'expression et au-delà. A titre d'exemple, l'écrit peut être un moyen de commission d'une diffamation, mais il est aussi l'objet d'incriminations spécifiques comme le faux et est un moyen de preuve en procédure pénale. Il s'agit de s'aider notamment de la linguistique, afin d'en étudier les applications en droit pénal. L'étude a un objectif de systématisation des modes d'expression, qui doit nécessairement passer par une recherche pluridisciplinaire. Définir les modes d'expression pourra éventuellement permettre d'encadrer les évolutions jurisprudentielles à l'oeuvre sous l'influence de la CEDH : de plus en plus d'infractions de droit commun (un vol, une exhibition sexuelle...) sont neutralisées par l'application de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant la liberté d'expression.