Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes
| Auteur / Autrice : | Sofiane Kadmiri |
| Direction : | Jean-Claude Martinez |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2021 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche de l'Institut des Hautes Etudes Internationales |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Force historique majeure depuis plus de 200 ans, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est une matérialisation politique et juridique de nombreuses velléités territoriales . Dès lors, son application pose un défi à l'intégrité des États, à leur structure et aux règles régissant leur création, leur transformation et leur disparition. Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes a su, de par son actualité, survivre aux époques successives. D'abord, parce qu'il continue de fasciner les juristes tant il n'est ni clairement défini ni universellement accepté. Ensuite, parce qu'il se veut être l'expression, toujours prégnante, d'une « volonté populaire » dans de nombreux États. Aujourd'hui encore, plus de 90 États abriteraient un ou des « peuples » arguant de leur droit à disposer d'eux-mêmes. Le sujet est d'autant plus important qu'il est source d'instabilité. En effet, plus de 30% de ces mouvements d'autodétermination sont de nature conflictuelle. Certains couvent à des niveaux de faible intensité tandis que d'autres s'expriment plus violement