Les mécanismes d'enquête mandatés par l'ONU
| Auteur / Autrice : | Anna Golikova |
| Direction : | Thibaut Fleury graff |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 10/01/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche de l'Institut des Hautes Etudes Internationales |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Projet doctoral: Les mécanismes d'enquête mandatés par l'ONU I. Intérêt de la recherche Rôle croissant des commissions d'enquête de l'ONU Ces dernières années, les organes d'enquête mandatés par les Nations Unies sont de plus en plus utilisés pour traiter des situations de violations graves du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme, dans le but principal de promouvoir la responsabilité et de lutter contre l'impunité. Ils font partie d'un système plus large d'institutions internationales qui a commencé à se former après la fin de la Seconde Guerre mondiale avec la création des tribunaux de Nuremberg et de Tokyo. La notion d'enquête est évoquée en droit international depuis la formulation des premières déclarations formelles sur le droit de la guerre et les crimes de guerre. Ainsi, la Convention pour le règlement pacifique des différends internationaux de 1899 prévoit que les États peuvent faciliter la résolution pacifique des différends internationaux en établissant une enquête. De plus, la partie III de la Convention de La Haye de 1907 pour le règlement pacifique des conflits internationaux comprend un ensemble détaillé de règles régissant la création et le fonctionnement des commissions d'enquête. Depuis la création de la première commission d'enquête sur la situation au Sud-Vietnam en 1963, le rôle et le mandat des commissions d'enquête ont considérablement augmenté. La première commission d'enquête avait pour objectif d'examiner les faits reprochés et porter sur ces faits un jugement fondé sur la loi internationale. Des commissions d'enquête naissantes ont été créées après les atrocités, comme mesure de désescalade et comme possibilité de surveiller la situation sur place. Les commissions d'enquête modernes commencent à fonctionner pendant le conflit afin de pouvoir évaluer la situation sur le terrain et rassembler toutes les preuves disponibles avant qu'elles ne soient endommagées ou perdues. Ainsi, les conflits récents et prolongés en Ukraine, en Syrie, au Soudan, au Myanmar et à Gaza démontrent que les mécanismes d'enquête sont pertinents et indispensables. Importance de la commission d'enquête comme mécanisme d'établissement de la justice Le rôle distinctif des mécanismes d'enquête de l'ONU est un levier supplémentaire face aux obstacles de la justice pénale internationale et dans la quête de responsabilité. Le mandat principal d'enquête et de poursuite des crimes internationaux appartient à la Cour Pénale Internationale (CPI). Cependant, la CPI n'est pas encore universelle en soi, car un grand nombre de pays où des situations d'atrocités de masse se produisent échappent à sa compétence juridictionnelle. Les commissions d'enquête sont créées en réponse aux atrocités de masse et, comme leur tâche principale est d'établir les faits, elles comprennent la collecte, la consolidation et la conservation de toutes les preuves pertinentes. Ces preuves sont ensuite utilisées pour appuyer les procédures judiciaires de responsabilisation. En même temps, l'importance des commissions d'enquête s'étend plus loin de leur mission principale d'établissement des faits. Dans la mesure où les commissions d'enquête recueillent les faits liés aux violations des droits de l'homme les plus graves, elles peuvent apporter une contribution significative aux processus de justice transitionnelle et coopérer avec les juridictions nationales. Les commissions d' enquête des Nations Unies peuvent contribuer à combler d'importantes lacunes en matière d'impunité en aidant à rassembler les informations générées par diverses sources, y compris les documentalistes de la société civile, et en jetant les bases pour les autorités judiciaires. Les objectifs des commissions d'enquête modernes de l'ONU sont étroitement liés à ceux qui régissent la justice transitionnelle: à savoir, promouvoir la responsabilité des actes criminels ainsi que l'état de droit et la paix. En ce sens, l'exemple du Mécanisme international, impartial et indépendant chargé d'aider à enquêter sur les crimes les plus graves selon le droit international commis en République arabe syrienne depuis mars 2011 et à les poursuivre (IIIM), créé conformément à la résolution A/71/248, revêt une importance particulière dans la mesure où il avait un caractère quasi judiciaire. La tâche principale du mécanisme est de soutenir les procédures judiciaires qui pourraient être engagées à l'avenir. Ce changement important démontre le rôle potentiel des commissions d'enquête dans le système judiciaire. Limites des commissions d'enquête de l'ONU Il est important de souligner que les rapports des commissions d'enquête de l'ONU ne sont pas contraignants. Parmi les principaux obstacles et limites figurent: L'existence de différents mécanismes d'enquête au sein du système des Nations Unies, mis en place par différents organes, tels que l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l'homme. Les commissions elles-mêmes portent des noms divers tels que «commissions d'enquête», «commissions d'établissement des faits», «commissions ad hoc». La diversité des missions d'enquête existantes, lancées par différents organismes, pourrait diminuer leur effet, qui pourrait être atteint au maximum si tous les efforts étaient consolidés. Définition limitée du rôle, du mandat, des objectifs et des missions des commissions d'enquête et de la manière précise dont ils devraient opérer en termes de processus. La dépendance des commissions d'enquête de l'ONU vis-à-vis des contributions financières des États à l'ONU et l'aggravation de la crise de liquidité au sein de l'organisation mettent en péril la poursuite des enquêtes sur les violations des droits de l'homme et du droit humanitaire. La prédominance de l'agenda politique dans la prise de décision sur la création de la commission d'enquête. Dans la mesure où les violations des droits de l'homme peuvent survenir sur le territoire d'un seul État, comme au Myanmar, en Syrie et au Soudan, il est fréquent que les pouvoirs officiels tentent d'entraver tout mécanisme d'enquête, soulevant ainsi à nouveau la question de la capacité réelle des commissions à remplir leur mandat et à combler le déficit de responsabilité. II. Objectifs généraux de la recherche Identification des mandats et des rôles des différents mécanismes d'enquête Les commissions d'enquêtes internationales peuvent être établies par différents acteurs à des fins distinctes, et il n'est pas rare que leurs mandats se recoupent. Les mandats d'enquête peuvent être créés par le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale, la Commission des droits de l'homme et d'autres organes de l'ONU. Le chevauchement des différents mandats d'enquête et/ou d'établissement des faits au sein du système des Nations Unies conduit à l'inefficacité des mécanismes et à des contradictions potentielles dans les résultats, compromettant ainsi leur rôle et leur fiabilité. L'inexactitude méthodologique et l'absence d'une définition universelle claire des commissions d'enquête constituent l'un des problèmes clés et l'une des lacunes dans la recherche sur le sujet. Statut juridique des commissions d'enquête de l'ONU Comme il est largement reconnu, les commissions d'enquête ad hoc sont guidées par la mission d'établissement des faits. Cependant, leur mission initiale, qui était principalement axée sur un rôle d'enquête factuelle, subit actuellement des changements substantiels. A l'origine, les commissions d'enquête de l'ONU avaient pour mission de déterminer si les violations des droits de l'homme pouvaient constituer des crimes au regard du droit international et identifier les auteurs responsables des violations, tout en rassemblant les preuves liées aux allégations. Les commissions d'enquête revêtaient donc un caractère politique plutôt que juridique. Les développements récents exigent des organes d'enquête à accorder une plus grande attention à la responsabilité potentielle des individus, en intégrant ainsi une perspective de droit pénal international dans leurs travaux et leurs conclusions. Toutefois, les commissions d'enquête restent très limitées car elles ne disposent pas d'une compétence obligatoire et/ou d'une capacité d'exécution . De plus, les questions de légitimité et de compétence des commissions d'enquête de l'ONU sont étroitement liées aux débats sur l'applicabilité plus large du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Les débats tournent autour de l'applicabilité du droit international humanitaire dans les situations de conflit armé non international, les hostilités devant atteindre un certain seuil pour être qualifiées de telles situations. Or, ce seuil n'est pas clairement défini en droit international et est souvent soumis à l'évaluation d'hostilités particulières. Transformation des commissions d'enquête de l'ONU face à l'évolution de la nature des conflits La transformation récente des pratiques de guerre met en évidence les évolutions des conflits armés modernes, durant lesquels sont utilisées de nouvelles armes, aux côtés des méthodes de combat traditionnelles. Les nouvelles guerres englobent différentes notions telles que la guérilla, la guerre non conventionnelle, la guerre asymétrique, la guerre irrégulière, la guerre hybride, etc. Malgré l'existence de différentes notions susceptibles de mettre en évidence les caractéristiques nouvelles des conflits modernes, l'un des changements les plus importants est la propagation des conflits dans le domaine numérique. La diffusion de l'information sur Internet via de nouvelles plateformes numériques comme YouTube, par exemple, fournit des preuves supplémentaires indispensables à une enquête approfondie. Les missions d'enquête récentes, comme la Mission internationale indépendante d'enquête sur le Venezuela, ont intégré les informations provenant de sources ouvertes dans leur méthodologie de collecte de preuves. Les missions mandatées par l'ONU accordent de plus en plus la priorité aux informations provenant de sources ouvertes en tant que ressource d'enquête importante. Dans le même temps, il n'existe pas de cadre universellement reconnu pour la collecte, l'analyse et la préservation des preuves obtenues numériquement dans le cadre des enquêtes sur les droits de l'homme. III. Bibliographie indicative Ouvrages Albert (J.), L'avenir de la justice pénale internationale, Bruylant, 2024, 620 p. Ambos (K.), Proceedings before the ICC and the Ad Hoc Tribunals: Overview and Special Isssues, in Treatise on International Criminal Law, Oxford, 2016, pp. 334-445. 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