Modernité et mélancolie politique : Freud, Benjamin, Derrida
| Auteur / Autrice : | Lucie Fortin |
| Direction : | Géraldine Muhlmann, Isabelle Alfandary |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences politique |
| Date : | Inscription en doctorat le 08/12/2022 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit public interne, science administrative et science politique - Georges Vedel |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'études et de recherches de science administrative |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Ce projet de recherche examine les relations entre mélancolie et modernité politique, en explorant comment la mélancolie, traditionnellement associée à la philosophie, à l'art et à la poésie, peut éclairer les dynamiques politiques contemporaines. En s'appuyant sur les réflexions de Freud, Benjamin et Derrida, cette étude propose de montrer en quoi la mélancolie, comme l'a souligné Benjamin, peut constituer un paradigme politique moderne, notamment à travers la figure du prince mélancolique. À travers l'analyse de penseurs tels que Rousseau, Baudelaire, Blanqui et Nietzsche, le projet explore comment la récurrence du désastre confronte le désir d'émancipation révolutionnaire. Il interroge les possibles voies de l'émancipation dans une modernité marquée par la catastrophe, et revisite le rôle de la mélancolie, non seulement comme affliction, mais aussi comme moteur de réflexion politique critique. L'étude évalue dans quelle mesure la mélancolie peut devenir une force critique, en questionnant les rapports ambigus entre violence révolutionnaire et héroïsme moderne. En s'inspirant des réflexions de Freud et Marcuse sur Éros, et en engageant un dialogue avec la pensée de Derrida et Abensour, ce travail s'intéresse à la dimension politique de l'amitié et cherche à comprendre comment la mélancolie, au-delà de la simple contemplation du désastre, peut devenir une force d'action collective et démocratique.