La puissance sécuritaire et punitive de l'Union européenne, analyse de l'assise légitime des mesures restrictives
| Auteur / Autrice : | Raphaëlle Dumars |
| Direction : | Francesco Martucci |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 22/11/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de droit européen |
Résumé
Le travail de recherches en cours propose d'étudier la propension de l'Union européenne (UE) à envisager les mesures de coercition pacifique que sont les sanctions économiques sous l'angle de leur dimension punitive, en vue d'en faire, selon une approche utilitaire, des instruments de lutte contre l'impunité pénale, alternatifs au système de la justice internationale pénale. À ce premier volet d'analyse, s'ajoute un second volet dédié à un essai de qualification des mesures restrictives en tant qu'« armes économiques ». Il s'agit ainsi d'étudier ces mesures pour ce qu'elles sont, d'une part, en temps de paix (des « instruments de justice » internationale et de lutte contre l'impunité et le terrorisme) et, d'autre part, en temps de conflits (des « armes économiques » dans la « guerre économique » ou à l'appui de conflits armés). La sécurité s'impose en dénominateur commun de ces deux temps : lesdites mesures sont l'expression d'une action défensive de l'UE au soutien de son identité d'organisation internationale de sécurité collective, garante de l'ordre public interne dans un espace de sécurité et de justice (ELSJ), garante de la paix dans une politique de sécurité et de défense (PESD). Par l'évolution de la pratique des mesures restrictives, la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) se déploie progressivement en tant que pivot reliant l'ELSJ, en évolution, à la PESD, en construction.