La légitime défense des forces de sécurité intérieure
| Auteur / Autrice : | Benjamin Demichel |
| Direction : | Pascale Martin-bidou |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 26/10/2022 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche de l'Institut des Hautes Etudes Internationales |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le projet de thèse porte sur la légitime défense des forces de sécurité intérieure en France et dans divers États au niveau international. Bien que ce sujet soit intemporel, il connaît un regain d'actualité en raison d'événements récents. Le 24 avril 2022, lors de la nuit du second tour des élections présidentielles, un agent de la police nationale a fait usage de son arme à feu contre un véhicule qui, selon le rapport de police, aurait ''foncé'' sur les fonctionnaires. Cet incident a relancé le débat public sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, un thème largement abordé par plusieurs candidats aux élections présidentielles. Loin de se limiter à la surenchère sécuritaire et aux débats suscités sur un fond d'électoralisme par les différents candidats, cette recherche vise à établir un constat objectif et à effectuer une comparaison des régimes de légitime défense appliqués dans différents pays. Il s'agira également d'analyser les usages des armes par les forces de sécurité en fonction de contextes variés et des contraintes légales spécifiques auxquelles elles sont soumises. Une attention particulière sera portée à l'étude des circonstances dans lesquelles les forces de l'ordre ont recours à leur armement, ainsi qu'à la fréquence de ces situations à travers différentes périodes. Par ailleurs, ce travail inclura une analyse critique des dispositifs de formation initiale et continue des forces de sécurité. Les récents rapports de la Cour des comptes (11/2021 et 02/2022) ont mis en évidence certaines lacunes dans le recrutement et la formation des agents, qui seront abordées afin de mieux comprendre l'impact de ces facteurs sur l'usage de la force.