Le commencement d'exécution du contrat
| Auteur / Autrice : | Florian Carré |
| Direction : | Nicolas Molfessis |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 23/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit privé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de droit civil |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le commencement d'exécution du contrat marque le passage de sa formation à son exécution ; la concrétisation de la volonté des parties. Ce moment clef de la chronologie du rapport contractuel est pourtant presque totalement passé sous silence dans notre droit positif et n'est que rarement appréhendé, de manière isolée. Aucune définition certaine n'existe et ce dernier doit être distingué d'autres notions, telle « l'exécution partielle ». De lege lata, sa caractérisation ne fait l'objet que d'une construction prétorienne casuistique, tandis que son régime n'est prévu que par quelques dispositions spéciales, notamment en droit de la consommation. Loin d'être un sujet purement académique cantonné à la théorie générale du droit, il présente de véritables enjeux pratiques : de plus en plus de contrats, bancaires ou d'assurance notamment, révèlent des clauses relatives à leur commencement d'exécution. En outre, ses effets ne sont pas négligeables. A titre d'exemples, il peut consolider un acte juridique ' en entérinant sa formation par le biais d'une acceptation tacite, d'une confirmation tacite, ou en faisant obstacle à la perpétuité de l'exception de nullité. Il nourrit également d'étroits liens avec l'exigibilité de l'obligation. La présente thèse vise donc à cerner ce moment obligatoire dans tout contrat au contenu obligationnel en s'interrogeant sur sa définition, sa nature, sa caractérisation, son régime juridique, ou ses effets.