L'extranéité appréhendée par les procédures civiles d'exécution
| Auteur / Autrice : | Anjovi Banerjee |
| Direction : | Jean-jacques Ansault, Louis D'AVOUT d'AUERSTAEDT |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 28/10/2021 |
| Etablissement(s) : | Université Paris-Panthéon-Assas |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit privé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de droit civil |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Les procédures civiles d'exécution constituent a priori un non-sujet de droit international privé. Soumises à une stricte territorialité, il est entendu que chaque État a compétence exclusive pour mettre en uvre ses procédures d'exécution sur son territoire et est corrélativement privé de tout pouvoir d'agir sur le territoire d'un État tiers. La situation des biens objet de la mesure sur le territoire d'un État entraine alors non seulement la compétence des tribunaux de cet État pour statuer sur la mesure, mais également la loi applicable à cette mesure, la lex rei sitae, donc la loi du for ainsi que la compétence des agents d'exécution de cet État. De ce postulat, il ressort que ne devraient s'élever ni conflits de juridictions, ni davantage de conflits de lois lorsque le bien à saisir se situe sur le territoire français. La présente thèse a néanmoins pour objet d'interroger cette approche maximaliste du principe de territorialité. D'une part, en remettant en cause les fondements et la nécessité de ce principe, de l'autre, en identifiant les manifestations de tels conflits.