Formalisation et analyse de contre-mesures contre les attaques par injection de fautes dans des processeurs open-source
| Auteur / Autrice : | Jonah Alle monne |
| Direction : | Damien Couroussé, Mathieu Jan |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale mathématiques, sciences et technologies de l'information, informatique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CEA /LIST - Laboratoire d'intégration de systèmes et de technologies |
| Equipe de recherche : Département Systèmes et Circuits Intégrés Numériques - DSCIN |
Mots clés
Résumé
Face à l'implication grandissante des appareils électroniques dans nos vies, il devient essentiel de garantir leur sécurité. L'objectif de cette thèse est la formalisation et l'analyse de contre-mesures contre les attaques par injection de fautes sur les microprocesseurs open-source. Opérant à la pointe de la cybersécurité des systèmes embarqués, nous cherchons à construire des garanties formelles de robustesse de ces systèmes face à l'évolution des menaces de sécurité, notamment celles issues des attaques par injection de fautes. Ces travaux visent à faire progresser la compréhension des attaques par injection de fautes et leur impact sur les aspects matériels et logiciels des processeurs open source. Le défi scientifique réside dans la conception de méthodes et d'outils capables d'analyser efficacement la robustesse des systèmes embarqués sous injection de fautes. Nous considérerons conjointement le modèle RTL du processeur cible et du programme exécuté, en abordant les limites des méthodes actuelles (qu'il s'agisse de simulation ou d'analyse formelle) et en explorant des approches innovantes pour adapter l'analyse à des programmes plus grands et à des microarchitectures de processeur complexes. Le travail expérimental s'appuiera sur des simulateurs RTL tels que Verilator ou QuestaSim, l'outil d'analyse formelle µARCHIFI développé au CEA-List, et des implémentations open source de processeurs sécurisés tels que le processeur RISC-V CV32E40S. Ce projet s'aligne non seulement sur des objectifs plus larges d'amélioration de la cybersécurité des systèmes embarqués, mais a également des implications pratiques, telles que la contribution à la vérification d'architectures sécurisées réalistes.